Aller au contenu principal
Constant Puyo
Bibliothèque

1857-1933 · Français

Constant Puyo

Constant Puyo (1857-1933) est le maître pictorialiste français, membre du Photo-Club de Paris dès 1894 (fondé par Maurice Bucquet seul en 1888), dont il devient président de 1921 à 1926. Officier d'artillerie reconverti à la photographie (École polytechnique, Armée de terre, grade de commandant, retraité 1902), il développe une pratique poétique de la gomme bichromatée et du procédé à l'huile, et théorise l'esthétique du portrait flou.

Domaine public depuis 2004 · CPI L.123-1

Conservé à

  • Musée d'Orsay, Paris
  • Bibliothèque nationale de France (Gallica)
  • Metropolitan Museum of Art, New York
  • George Eastman Museum, Rochester
  • Société française de photographie

Écrits de référence

  • Notes sur la photographie d'art (1896)
  • Le Procédé à la gomme bichromatée (1904)
  • Procédés d'art en photographie (1906, avec Robert Demachy)
  • Les Objectifs d'artiste (1906, avec J. Leclerc de Pulligny)

Émile Joachim Constant Puyo, dit Constant Puyo, formé à l'École polytechnique, commence comme officier d'artillerie de l'Armée française, sert lors des campagnes africaines (1881-1883) et quitte le service en 1902 avec le grade de commandant pour se consacrer entièrement à la photographie. Il rejoint en 1894 le Photo-Club de Paris (fondé par Maurice Bucquet seul en 1888), dont il devient président de 1921 à 1926, aux côtés de Robert Demachy et de Jean Leclerc de Pulligny — il s'impose ainsi comme l'une des figures de proue du pictorialisme français. Chevalier de la Légion d'honneur dès 1894, il signe quatre manuels de référence — Notes sur la photographie d'art (1896), Le Procédé à la gomme bichromatée (1904), Les Procédés d'art en photographie (1906, co-écrit avec Demachy) et Les Objectifs d'artiste (1906, avec Leclerc de Pulligny) — où il théorise l'esthétique du flou artistique, le procédé à la gomme bichromatée et le procédé à l'huile (oil pigment print, son autre spécialité technique). Ses sujets vont des paysages pastoraux aux portraits féminins (Fantaisie en blanc, Woman with white parasol) en passant par les compositions allégoriques (Été). Les tirages de Puyo sont conservés au Musée d'Orsay, à la Bibliothèque nationale de France via Gallica, au Metropolitan Museum of Art, au George Eastman Museum, au Cincinnati Art Museum, au Rijksmuseum et au Musée Nicéphore Niépce. Ses droits patrimoniaux sont tombés en France en 2004. À Maison Picturale, ses œuvres sont réinterprétées en tirages contemporains à la gomme bichromatée selon la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale — la signature pictorialiste au flou poétique préservée sans le bichromate historique.

Procédés signature

Les procédés alternatifs pratiqués par Constant Puyo, que Maison Picturale tire aujourd'hui selon la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale.

Œuvres essentielles

Sélection commentée d'œuvres de Constant Puyo entrées dans le domaine public, réinterprétables en tirages contemporains par les artisans de Maison Picturale. Chaque fiche détaille le procédé d'origine et son équivalent à l'atelier.

Tirage d'après — mention systématique sur le certificat d'authenticité.

Femme à l'ombrelle blanche — Constant Puyo

1909 · Gomme bichromatée / impression pigmentaire

Femme à l'ombrelle blanche

Femme à l'ombrelle blanche, 1909, est un tirage pictorialiste tardif à la gomme bichromatée (également référencé comme tirage pigmentaire) de Constant Puyo (1857-1933), exemplifiant le portrait féminin sous lumière estivale devenu sa signature après son retrait de l'artillerie française en 1902 au grade de commandant. L'image — une jeune femme protégée par une ombrelle blanche sous une lumière diffuse haute — place Puyo en dialogue avec les peintres impressionnistes contemporains de la même scène (les femmes à l'ombrelle de Monet, les figures de jardin de Caillebotte) mais résout le sujet en gomme bichromatée photographique : l'ombrelle blanche fonctionne comme un réflecteur lumineux, dissolvant le visage en un masque flou que le pigment brossable de la gomme convertit en masse picturale. L'œuvre appartient à la décennie mature de Puyo (1900-1914), période pendant laquelle il co-signe Les Procédés d'art en photographie (1906) avec Robert Demachy et Les Objectifs d'artiste (1906) avec Jean Leclerc de Pulligny, formalisant l'esthétique flou et les objectifs pictorialistes spéciaux qu'ils avaient conçus. Puyo se retirera à Morlaix (Bretagne) après 1914, mettant fin à sa carrière de salonnier parisien. Le tirage a circulé dans le domaine public via des collections privées et une vente Sotheby's ; des planches Puyo comparables sont conservées au Metropolitan Museum of Art dans la Stieglitz Collection (série d'inventaire 33.43.x) et au Musée d'Orsay (série PHO 1991). Maison Picturale réinterprète le portrait à l'ombrelle en tirage à la gomme bichromatée selon la formule MP Aquaprint — la gomme reformulée non toxique de Vision Picturale, sans bichromate — sur papier coton 640 g/m², restituant la luminosité estivale picturale de l'original de 1909.

Original conservé à : Domaine public — collection privée (passée en vente Sotheby's)

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

Eingeschlafen (Sommeil) — Constant Puyo

1897 · Photogravure

Eingeschlafen (Sommeil)

Eingeschlafen (Sommeil), 1897, est une photogravure de nu allongé reproduite dans l'anthologie allemande Die Kunst der Photographie aux côtés des planches de Heinrich Kühn et Hugo Henneberg — preuve que le langage pictorialiste de Puyo dépassait largement le Photo-Club de Paris pour entrer dans le canon du mouvement Kunstphotographie germano-autrichien. La composition montre une figure féminine endormie rendue dans la signature flou que Constant Puyo (Émile Joachim Constant Puyo, 1857-1933) théorise dans son manuel de 1906 Les Procédés d'art en photographie, co-écrit avec Robert Demachy, et dans Les Objectifs d'artiste (1906) où il documente les objectifs flou spéciaux qu'il a conçus avec Pulligny. Puyo, formé à l'École polytechnique, sert comme officier d'artillerie au grade de commandant avant de quitter le service en 1902, et fonde le cercle pictorialiste du Photo-Club de Paris (1894) avec Demachy. La planche appartient à sa période d'avant 1900, où le nu et l'allégorie lui permettent de pousser la gomme bichromatée et la photogravure comme des médias picturaux plutôt que reportages. Maison Picturale réinterprète cette image en tirage contemporain à la gomme bichromatée selon la formule MP Aquaprint — la reformulation non toxique développée par Vision Picturale, qui supprime le bichromate de potassium historique tout en préservant la surface picturale brossable — tirée sur papier coton 640 g/m² pour un relief profond et pictural fidèle à la masse tonale d'origine de Puyo. Les tirages de ce corpus circulent dans la Stieglitz Collection (Metropolitan Museum of Art, série d'inventaire 33.43.x) et dans les fonds du Musée d'Orsay (série PHO 1991).

Original conservé à : Die Kunst der Photographie

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons (photogravure.com)

Portrait de Cléo de Mérode — Constant Puyo

c. 1900 · Tirage à la gomme bichromatée

Portrait de Cléo de Mérode

Portrait de Cléo de Mérode, vers 1900, est le portrait à la gomme bichromatée que Constant Puyo consacre à la danseuse de la Belle Époque Cléo de Mérode — étoile du Ballet de l'Opéra de Paris, présumée maîtresse du roi Léopold II de Belgique, et l'une des icônes les plus photographiées du tournant du siècle, immortalisée par Nadar, Reutlinger et la culture de la carte postale de 1900. Puyo, retiré de l'École polytechnique et de l'artillerie française (grade de commandant) en 1902 pour se consacrer au Photo-Club de Paris qu'il avait rejoint en 1894 avec Robert Demachy, traite Mérode non comme un document mondain mais comme une figure allégorique Art Nouveau : la raie médiane signature et le profil serein de la danseuse sont dissous dans la gomme bichromatée flou, si bien que l'image se lit comme une rêverie peinte plutôt que comme un portrait de presse. L'œuvre exemplifie la fascination de Puyo pour le féminin Art Nouveau — un fil qui court de Fantaisie en blanc à Femme à l'ombrelle blanche et jusque dans ses écrits théoriques, notamment Les Procédés d'art en photographie (1906, avec Demachy). Le tirage est conservé au Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône, musée français dédié à la photographie fondé dans la ville où Nicéphore Niépce réalisa Le Point de vue du Gras (1827). Maison Picturale réinterprète le portrait en tirage à la gomme bichromatée selon la formule MP Aquaprint — la gomme reformulée non toxique de Vision Picturale qui supprime le bichromate historique — sur papier coton 640 g/m², préservant la surface picturale qui donne à la Mérode de Puyo sa douceur Art Nouveau.

Original conservé à : Musée Nicéphore Niépce

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons / Musée Nicéphore Niépce (Public Domain)

Soleil et ombre — Constant Puyo

1898 · Tirage à la gomme bichromatée

Soleil et ombre

Soleil et ombre, 1898, est une étude extérieure à contre-jour de Constant Puyo, publiée en pleine planche dans le volume In Nature's Image: Chapters on Pictorial Photography (1898) de Henry P. Robinson et A. Horsley Hinton — anthologie fondatrice du mouvement pictorialiste anglo-américain, qui dès cette date considère Puyo et Robert Demachy comme les maîtres français de la nouvelle esthétique. L'image, un essai tonal sur la lumière filtrant à travers un bouquet d'arbres, démontre la maîtrise du clair-obscur que Puyo (1857-1933) théorisera ensuite dans Les Procédés d'art en photographie (1906, co-écrit avec Demachy) et Les Objectifs d'artiste (1906, avec Jean Leclerc de Pulligny). À la date du cliché, Puyo est encore officier d'artillerie de l'Armée française — il ne quittera le service qu'en 1902 au grade de commandant — mais il est déjà membre du Photo-Club de Paris (fondé en 1888 par Maurice Bucquet, rejoint par Puyo en 1894) depuis quatre ans et contributeur actif de ses salons. La gomme bichromatée employée ici laisse la canopée se résoudre en masses tonales atmosphériques plutôt qu'en feuillage net, conformément à sa doctrine du flou artistique. Maison Picturale réinterprète Soleil et ombre en tirage à la gomme bichromatée selon la formule MP Aquaprint — la gomme reformulée non toxique développée par Vision Picturale, sans bichromate de potassium — tirée sur papier coton 640 g/m², restituant le relief profond du contre-jour de l'architecture tonale d'origine. Des planches Puyo comparables de cette période sont conservées au Metropolitan Museum of Art (Stieglitz Collection 33.43.x) et au Musée d'Orsay (série PHO 1991).

Original conservé à : Connue par la publication In Nature's Image: Chapters on Pictorial Photography (1898)

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

Sous la lampe — Constant Puyo

1904 · Tirage à la gomme bichromatée

Sous la lampe

Sous la lampe, 1904, est une scène intime d'intérieur de Constant Puyo publiée dans La Revue de photographie (1904) — l'année où Puyo publie également son traité Le Procédé à la gomme bichromatée, formalisant le procédé qu'il avait développé avec Robert Demachy au Photo-Club de Paris depuis 1894. La même année, le chimiste britannique George E. H. Rawlins divulgue le procédé à l'huile (oil pigment print, 1904), et Puyo devient l'un des premiers maîtres français à l'adopter comme deuxième spécialité technique aux côtés de la gomme bichromatée. Sous la lampe met en scène une figure sous l'éclairage d'une lampe — une étude lumineuse quasi impossible à rendre avec les émulsions à fort contraste de l'époque, mais que la surface brossable de la gomme traduit en masses picturales lisses. La composition rappelle les intérieurs en clair-obscur de Vuillard et les scènes de lampe de la peinture intimiste de la fin du XIXe siècle. Puyo (1857-1933) s'était retiré de l'Armée française (artillerie, grade de commandant) en 1902 et pouvait à cette date se consacrer pleinement à la pratique et à la théorie photographiques ; il co-signera Les Procédés d'art en photographie avec Demachy et Les Objectifs d'artiste avec Jean Leclerc de Pulligny en 1906. Maison Picturale réinterprète Sous la lampe en tirage à la gomme bichromatée selon la formule MP Aquaprint — la gomme reformulée non toxique de Vision Picturale, sans bichromate — sur papier coton 640 g/m², préservant l'architecture tonale de l'intérieur éclairé à la lampe. Les planches Puyo de cette période circulent dans la Stieglitz Collection du Metropolitan Museum of Art (série d'inventaire 33.43.x) et dans les fonds du Musée d'Orsay (série PHO 1991).

Original conservé à : Connue par la publication La Revue de photographie (1904)

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

La Liseuse — Constant Puyo

c. 1890-1895 · Autotypie (tirage photomécanique)

La Liseuse

La Liseuse, vers 1890-1895, est l'un des plus précoces sujets pictorialistes de Constant Puyo — un intérieur domestique où une jeune femme est plongée dans son livre — et porte une particularité technique : la reproduction conservée est une autotypie (tirage photomécanique), non une gomme bichromatée, ce qui signale que l'image a circulé via la culture imprimée des années 1890 plutôt que par les seuls tirages photographiques d'exposition. Le motif lui-même — la liseuse, la femme lisante comme topos symboliste et intimiste — lie Puyo à ses contemporains peintres Édouard Vuillard, Pierre Bonnard et Maurice Denis, et à l'esthétique nabi de l'intérieur qui définit l'intimisme parisien autour de 1895. Puyo (Émile Joachim Constant Puyo, 1857-1933) est à cette date encore en service actif comme officier d'artillerie de l'Armée française (il quittera le service en 1902 avec le grade de commandant) mais a déjà rejoint le Photo-Club de Paris en 1894, l'année où il est également fait Chevalier de la Légion d'honneur. Il n'a pas encore co-signé Les Procédés d'art en photographie (1906, avec Robert Demachy) ni Les Objectifs d'artiste (1906, avec Jean Leclerc de Pulligny), de sorte que La Liseuse précède sa formalisation théorique du pictorialisme et représente le moment formatif de sa poétique flou. L'autotypie est conservée au Rijksmuseum d'Amsterdam sous le numéro d'inventaire RP-F-2001-7-1107B-87 et publiée sous licence CC0 ; des tirages Puyo comparables de cette période sont conservés dans la Stieglitz Collection du Metropolitan Museum of Art (série 33.43.x) et au Musée d'Orsay (série PHO 1991). Maison Picturale réinterprète La Liseuse en tirage contemporain à la gomme bichromatée selon la formule MP Aquaprint — la gomme reformulée non toxique de Vision Picturale, sans bichromate de potassium — tirée sur papier coton 640 g/m², restituant l'intimité picturale que la reproduction photomécanique d'origine ne pouvait que suggérer.

Original conservé à : Rijksmuseum, Amsterdam (RP-F-2001-7-1107B-87)

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons / Rijksmuseum RP-F-2001-7-1107B-87 (CC0)

Montmartre — Constant Puyo

1904 · Tirage à la gomme bichromatée

Montmartre

Vue pictorialiste des pentes de Montmartre au sommet de la période mûre de Puyo : rendu flou des escaliers et toitures, la gomme bichromatée dissolvant les lignes architecturales nettes en masses tonales atmosphériques. Reproduite dans Wikipedia EN comme l'une des images canoniques de Puyo, souvent associée au Gondolier à Venise comme preuve de la double maîtrise pictorialiste urbaine et voyageuse de l'artiste.

Original conservé à : Domaine public — Wikipedia (à sourcer institutionnellement)

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons

12 sur 13 œuvres

Le corpus documenté

Le reste du corpus public de Constant Puyo : planches conservées dans nos archives éditoriales. Reproductibles sur demande, sans étude éditoriale dédiée.

5 planches archivées

Étude d'arbre — Constant Puyo

1914

Étude d'arbre

Tirage pictorialiste

Femmes voilées — Constant Puyo

c. 1900

Femmes voilées

Tirage à la gomme bichromatée

Au Jardin — Constant Puyo

1906

Au Jardin

Tirage pictorialiste

Mise en scène — Constant Puyo

c. 1900

Mise en scène

Tirage à la gomme bichromatée

La Pointe de Pen Marc'h — Constant Puyo

c. 1900

La Pointe de Pen Marc'h

Tirage à la gomme bichromatée

Commander un tirage d'après Constant Puyo

Maison Picturale réalise sur commande des tirages contemporains d'après les œuvres de Constant Puyo entrées dans le domaine public. Tirage à la main par les artisans tireurs Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, sur papier coton 640 g/m², signé et numéroté en édition limitée, avec certificat d'authenticité mentionnant explicitement la nature « d'après » de la réinterprétation.

Démarrer une commande