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La Liseuse — Constant Puyo

Constant Puyo · c. 1890-1895

La Liseuse

Année
c. 1890-1895
Procédé d'origine
Autotypie (tirage photomécanique)
Conservé à
Rijksmuseum, Amsterdam (RP-F-2001-7-1107B-87)

L'essentiel à savoir

Édition
Édition limitée signée et numérotée
Authenticité
Certificat d'authenticité officiel
Chimie
Procédé non toxique (recettes Vision Picturale)
Année
c. 1890-1895
Original conservé
Rijksmuseum, Amsterdam (RP-F-2001-7-1107B-87)
Domaine public
Depuis 2004 (CPI L.123-1)
Tireur
Maison Picturale — atelier Paris 20e
Délai
Réalisé à la main · 4 à 8 semaines

Réinterprétation Maison Picturale en charbon

À propos de cette œuvre

La Liseuse, vers 1890-1895, est l'un des plus précoces sujets pictorialistes de Constant Puyo — un intérieur domestique où une jeune femme est plongée dans son livre — et porte une particularité technique : la reproduction conservée est une autotypie (tirage photomécanique), non une gomme bichromatée, ce qui signale que l'image a circulé via la culture imprimée des années 1890 plutôt que par les seuls tirages photographiques d'exposition. Le motif lui-même — la liseuse, la femme lisante comme topos symboliste et intimiste — lie Puyo à ses contemporains peintres Édouard Vuillard, Pierre Bonnard et Maurice Denis, et à l'esthétique nabi de l'intérieur qui définit l'intimisme parisien autour de 1895. Puyo (Émile Joachim Constant Puyo, 1857-1933) est à cette date encore en service actif comme officier d'artillerie de l'Armée française (il quittera le service en 1902 avec le grade de commandant) mais a déjà rejoint le Photo-Club de Paris en 1894, l'année où il est également fait Chevalier de la Légion d'honneur. Il n'a pas encore co-signé Les Procédés d'art en photographie (1906, avec Robert Demachy) ni Les Objectifs d'artiste (1906, avec Jean Leclerc de Pulligny), de sorte que La Liseuse précède sa formalisation théorique du pictorialisme et représente le moment formatif de sa poétique flou. L'autotypie est conservée au Rijksmuseum d'Amsterdam sous le numéro d'inventaire RP-F-2001-7-1107B-87 et publiée sous licence CC0 ; des tirages Puyo comparables de cette période sont conservés dans la Stieglitz Collection du Metropolitan Museum of Art (série 33.43.x) et au Musée d'Orsay (série PHO 1991). Maison Picturale réinterprète La Liseuse en tirage contemporain à la gomme bichromatée selon la formule MP Aquaprint — la gomme reformulée non toxique de Vision Picturale, sans bichromate de potassium — tirée sur papier coton 640 g/m², restituant l'intimité picturale que la reproduction photomécanique d'origine ne pouvait que suggérer.

Fichier de référence : Wikimedia Commons / Rijksmuseum RP-F-2001-7-1107B-87 (CC0)

Procédé Transposition

Chaque tirage Maison Picturale est une réinterprétation matérielle de l'image. Trois lectures possibles d'une même œuvre — l'original, sa transposition la plus fidèle, et la transposition créative dans un autre procédé.

Transfert charbon multi-tons — la matière la plus permanente de toute la photographie. Réinvention contemporaine du procédé Poitevin 1855.

Procédé MP — chimie reformulée non toxique, signature Tristan Sidem.

Voir le procédé

Histoire du procédé

Le procédé charbon est inventé en 1864 par Joseph Wilson Swan, chimiste et inventeur britannique également connu pour ses travaux sur la lampe à incandescence. Il présente le procédé devant la Royal Photographic Society de Londres la même année, breveté sous le nom de Carbon Process. Le principe : une gélatine pigmentée durcie par exposition UV à travers un négatif, puis transférée sur un papier final.

Très rapidement, le charbon devient le procédé de référence des éditeurs photographiques sérieux. Les héliographes des frères Lumière à Lyon, l'Autotype Company à Londres et la maison Braun à Dornach en font leur procédé industriel pour la reproduction d'œuvres d'art destinées aux musées. Les épreuves charbon de la fin XIXe conservées au Musée d'Orsay, à la George Eastman House de Rochester et au Metropolitan Museum of Art présentent encore aujourd'hui leur densité maximale intacte.

Notre approche

Le tirage charbon Maison Picturale est une pièce unique réalisée à la main par les artisans tireurs de l'atelier 1 Passage Dagorno, Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour. Chaque épreuve charbon demande plusieurs jours de travail : préparation de la gélatine pigmentée, exposition UV, transfert sur papier final, séchage contrôlé. C'est un procédé strictement muséal, destiné aux collectionneurs sérieux et aux institutions.

Notre papier aquarelle satiné 100 % coton 640 g/m² est particulièrement adapté au charbon : son grammage soutient le transfert de gélatine pigmentée sans déformation, et sa surface satinée révèle pleinement le léger bas-relief signature du procédé en lumière rasante. Ce papier de conservation, sans azurants optiques, garantit la pérennité plurisééculaire de l'œuvre.

Dans notre atelier

1 Passage Dagorno, Paris 20e. Chaque tirage est réalisé à la main par Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, dans la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale. Édition limitée, signée et numérotée.

Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Tristan Sidem, artisan tireur
Tristan Sidem, artisan tireur
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e

Commander ce tirage

  • Tirage à la main signé Tristan Sidem & Raphaël Lebas de Lacour
  • Chimie reformulée non toxique (recettes Vision Picturale)
  • Édition limitée, numérotée, certificat d'authenticité
  • Atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
  • Délai 3 à 5 semaines · livraison France et international

Formats disponibles

  • 30 × 40 cmÀ partir de 280
  • 40 × 50 cmÀ partir de 420
  • 50 × 70 cmÀ partir de 680
  • 70 × 100 cmÀ partir de 1180
  • Sur-mesureÀ partir de 1850

Prix indicatifs — le tarif définitif dépend du procédé sélectionné, du support et de la finition.

Commander un tirage sur mesure

Tirage contemporain d'après une œuvre du domaine public (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). Réinterprétation artisanale par les artisans tireurs Maison Picturale — il ne s'agit pas d'une épreuve originale du maître. Mention « d'après [Maître] » systématique sur le tirage et sur le certificat d'authenticité.