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Sous la lampe — Constant Puyo

Constant Puyo · 1904

Sous la lampe

Année
1904
Procédé d'origine
Tirage à la gomme bichromatée
Conservé à
Connue par la publication La Revue de photographie (1904)

L'essentiel à savoir

Édition
Édition limitée signée et numérotée
Authenticité
Certificat d'authenticité officiel
Chimie
Procédé non toxique (recettes Vision Picturale)
Année
1904
Original conservé
Connue par la publication La Revue de photographie (1904)
Domaine public
Depuis 2004 (CPI L.123-1)
Tireur
Maison Picturale — atelier Paris 20e
Délai
Réalisé à la main · 4 à 8 semaines

Réinterprétation Maison Picturale en gomme bichromatée

À propos de cette œuvre

Sous la lampe, 1904, est une scène intime d'intérieur de Constant Puyo publiée dans La Revue de photographie (1904) — l'année où Puyo publie également son traité Le Procédé à la gomme bichromatée, formalisant le procédé qu'il avait développé avec Robert Demachy au Photo-Club de Paris depuis 1894. La même année, le chimiste britannique George E. H. Rawlins divulgue le procédé à l'huile (oil pigment print, 1904), et Puyo devient l'un des premiers maîtres français à l'adopter comme deuxième spécialité technique aux côtés de la gomme bichromatée. Sous la lampe met en scène une figure sous l'éclairage d'une lampe — une étude lumineuse quasi impossible à rendre avec les émulsions à fort contraste de l'époque, mais que la surface brossable de la gomme traduit en masses picturales lisses. La composition rappelle les intérieurs en clair-obscur de Vuillard et les scènes de lampe de la peinture intimiste de la fin du XIXe siècle. Puyo (1857-1933) s'était retiré de l'Armée française (artillerie, grade de commandant) en 1902 et pouvait à cette date se consacrer pleinement à la pratique et à la théorie photographiques ; il co-signera Les Procédés d'art en photographie avec Demachy et Les Objectifs d'artiste avec Jean Leclerc de Pulligny en 1906. Maison Picturale réinterprète Sous la lampe en tirage à la gomme bichromatée selon la formule MP Aquaprint — la gomme reformulée non toxique de Vision Picturale, sans bichromate — sur papier coton 640 g/m², préservant l'architecture tonale de l'intérieur éclairé à la lampe. Les planches Puyo de cette période circulent dans la Stieglitz Collection du Metropolitan Museum of Art (série d'inventaire 33.43.x) et dans les fonds du Musée d'Orsay (série PHO 1991).

Fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

Procédé Transposition

Chaque tirage Maison Picturale est une réinterprétation matérielle de l'image. Trois lectures possibles d'une même œuvre — l'original, sa transposition la plus fidèle, et la transposition créative dans un autre procédé.

Gomme bichromatée multi-couches. Chaque pigment est posé en couche séparée — recette VP non toxique sans chrome VI.

Procédé MP — chimie reformulée non toxique, signature Tristan Sidem.

Voir le procédé

Histoire du procédé

La gomme à l'aquarelle (gumprint, gum bichromate print) est l'un des procédés photographiques les plus versatiles et les plus anciens. Son principe a été découvert par Mungo Ponton en 1839, qui observa que le papier imprégné de bichromate de potassium durcissait sous l'action de la lumière. Mais c'est Alphonse Poitevin qui, en 1855, eut l'idée de mêler un pigment aquarelle à la gomme arabique sensibilisée : en exposant cette couche sous un négatif, les zones insolées durcissent et retiennent le pigment, tandis que les zones non exposées se dissolvent au lavage.

Le gumprint a connu son âge d'or entre 1890 et 1920, au sein du mouvement pictorialiste. Des photographes comme Robert Demachy, Edward Steichen et Gertrude Käsebier l'ont utilisé pour créer des images à mi-chemin entre photographie et peinture, revendiquant la photographie comme un art à part entière. Chaque couche de couleur est appliquée, sensibilisée et exposée individuellement — un tirage en quadrichromie nécessite donc au minimum quatre passages.

Notre approche

Le gumprint réalisé par Maison Picturale est un tirage entièrement à la main, où chaque couche de couleur est un geste pictural unique.

Nous travaillons sur papier aquarelle satiné 100 % coton de 640 g/m², capable de supporter de multiples passages aquarelle sans déformation. En quadrichromie, chaque tirage nécessite quatre couches successives — cyan, magenta, jaune et noir — chacune sensibilisée, exposée et développée individuellement. Le résultat est une image aux couleurs vibrantes avec un grain et une texture impossibles à obtenir en impression numérique.

Dans notre atelier

1 Passage Dagorno, Paris 20e. Chaque tirage est réalisé à la main par Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, dans la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale. Édition limitée, signée et numérotée.

Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Tristan Sidem, artisan tireur
Tristan Sidem, artisan tireur
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e

Commander ce tirage

  • Tirage à la main signé Tristan Sidem & Raphaël Lebas de Lacour
  • Chimie reformulée non toxique (recettes Vision Picturale)
  • Édition limitée, numérotée, certificat d'authenticité
  • Atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
  • Délai 3 à 5 semaines · livraison France et international

Formats disponibles

  • 30 × 40 cmÀ partir de 280
  • 40 × 50 cmÀ partir de 420
  • 50 × 70 cmÀ partir de 680
  • 70 × 100 cmÀ partir de 1180
  • Sur-mesureÀ partir de 1850

Prix indicatifs — le tarif définitif dépend du procédé sélectionné, du support et de la finition.

Commander un tirage sur mesure

Tirage contemporain d'après une œuvre du domaine public (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). Réinterprétation artisanale par les artisans tireurs Maison Picturale — il ne s'agit pas d'une épreuve originale du maître. Mention « d'après [Maître] » systématique sur le tirage et sur le certificat d'authenticité.