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Charles Marville
Bibliothèque

1813-1879 · Français

Charles Marville

Charles Marville (1813-1879) est le photographe de Paris pendant la transformation haussmannienne. « Photographe de la Ville de Paris » (1862), il documenta tant les rues médiévales du Vieux Paris en cours de disparition que les nouveaux boulevards haussmanniens — créant une archive irremplaçable de la transformation urbaine du XIXe siècle.

Domaine public depuis 1950 · CPI L.123-1

Conservé à

  • Musée Carnavalet, Paris
  • Metropolitan Museum of Art
  • National Gallery of Art Washington
  • Musée d'Orsay
  • Bibliothèque historique de la Ville de Paris

Né Charles-François Bossu à Paris (« Bossu » désignant en français un infirme du dos — raison pour laquelle il adopta vers 1832 le pseudonyme « Marville », craignant que ce patronyme ne nuise à sa carrière artistique), Marville débuta la photographie dans les années 1850. Après des commandes précoces documentant les cathédrales de Chartres et de Reims pour la Commission des Monuments Historiques (1854), il fut nommé photographe de la Ville de Paris en 1858 (officialisé en 1862) par le baron Haussmann pour documenter les rues médiévales en cours de démolition pour les nouveaux boulevards — le renouvellement urbain le plus ambitieux du XIXe siècle. Ses vues du Vieux Paris pré-Haussmann (Rue de Constantine, Rue des Marmousets, Rue du Haut-Moulin) sont le témoignage visuel irremplaçable d'un Paris en train de disparaître. Il documenta aussi les nouveaux boulevards haussmanniens (Saint-Germain, Saint-Michel, Haussmann), l'Hôtel de Ville avant et après son incendie par la Commune en 1871, les pavillons du Bois de Boulogne et le mobilier urbain standardisé (candélabres à gaz) définissant la modernité impériale. Conservé au Musée Carnavalet (plus de 760 tirages, complétés par plusieurs centaines de plaques de verre à la BHVP), au MET, au Getty Center, au George Eastman Museum, au Museo Cerralbo, à la State Library of Victoria (Melbourne) et au Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg. Domaine public depuis 1950. Son archive parisienne est fondatrice pour la pratique du patrimoine local de Maison Picturale dans le 20e arrondissement.

Œuvres essentielles

Sélection commentée d'œuvres de Charles Marville entrées dans le domaine public, réinterprétables en tirages contemporains par les artisans de Maison Picturale. Chaque fiche détaille le procédé d'origine et son équivalent à l'atelier.

Tirage d'après — mention systématique sur le certificat d'authenticité.

Rue des Marmousets — Charles Marville

c. 1865 · Tirage albumine

Rue des Marmousets

La rue des Marmousets traversait le tissu médiéval dense de l'Île de la Cité, à quelques pas de Notre-Dame, avant que les ingénieurs du baron Haussmann ne l'effacent pour ouvrir le boulevard du Palais à la fin des années 1860. Photographe de la Ville de Paris à partir de 1862, Charles-François Bossu dit Charles Marville fut mandaté par la Préfecture de la Seine pour constituer la mémoire visuelle des rues condamnées par les travaux de transformation 1853-1870, mission sans précédent à l'échelle d'une capitale européenne. L'image appartient au corpus de ~425 vues du Vieux Paris que Marville produit entre 1862 et 1875 pour les archives municipales, fonds que le Musée Carnavalet conserve aujourd'hui (~1 500 tirages, complétés par les plaques de verre de la BHVP) comme le témoignage de référence du Paris pré-haussmannien, reproduit dans la monographie de Sarah Kennel pour la National Gallery (« Charles Marville: Photographer of Paris », Washington, 2013) et dans les textes Marville de Maria Morris Hambourg pour le Metropolitan Museum. Marville travaille au négatif sur collodion humide en chambre 18×24, à l'aube, lorsque le trafic et les piétons ne brouillent pas la pose longue ; l'émulsion orthochromatique est aveugle au bleu et le ciel apparaît en aplat blanc habituellement retouché au pinceau sur le négatif — signature Marville sur chaque vue du Vieux Paris. Conservée au Musée Carnavalet, à la BHVP, à la BnF, au Metropolitan Museum (Gilman Collection) et à la National Gallery of Art (Washington, exposition 2013). Procédé Transposition Maison Picturale : l'albumine d'origine sur papier salé se traduit en tirage Vandyke contemporain — ferricitrate d'ammonium et argent non toxique, papier salé reformulé — pour l'échelle fine-print, ou en platine-palladium grand format pour restituer la densité tonale de la rue médiévale.

Original conservé à : Musée Carnavalet · The Metropolitan Museum of Art

Source du fichier de référence : The Metropolitan Museum of Art (Gilman Collection, 2005) / Wikimedia Commons (public domain)

Rue du Haut-Moulin, du marché aux fleurs — Charles Marville

c. 1853-70 · Tirage albumine

Rue du Haut-Moulin, du marché aux fleurs

Photographiée depuis le côté Marché aux Fleurs de l'Île de la Cité, la rue du Haut-Moulin appartient à la dentelle médiévale de ruelles effacées entre 1860 et 1868 pour ouvrir l'accès au nouveau Tribunal de commerce et au boulevard du Palais. La vue fait partie de l'Album du Vieux Paris que Charles-François Bossu dit Charles Marville constitue comme photographe de la Ville de Paris (nommé officiellement en 1862) sous le mandat patrimonial de la préfecture du baron Haussmann ; l'album, déposé à l'Hôtel de Ville, rassemblait le témoignage photographique des rues condamnées à disparaître. Entre 1862 et 1875, Marville produit environ 425 vues de ce type, données aux archives municipales et conservées aujourd'hui au Musée Carnavalet (~1 500 tirages), à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP, plusieurs centaines de plaques de verre) et à la Bibliothèque nationale de France — corpus de référence sur l'urbanisme parisien pré-haussmannien, reproduit dans la monographie de Sarah Kennel pour la National Gallery (« Charles Marville: Photographer of Paris », Washington, 2013). Marville expose un négatif sur collodion humide dans une chambre 18×24 à l'aube ou au crépuscule ; la pose longue lisse les passages et les pavés sont rendus avec une précision documentaire. Le collodion orthochromatique ne capte pas la lumière bleue : le ciel apparaît en aplat blanc et il est habituellement retouché au pinceau sur le négatif — signature Marville sur chaque vue de rue. Procédé Transposition Maison Picturale : l'albumine d'origine sur papier salé se traduit fidèlement en tirage Vandyke moderne — ferricitrate d'ammonium et argent non toxique, papier salé reformulé — ou en platine-palladium lorsque le commanditaire souhaite une restitution grand format de la géométrie médiévale compressée de la rue et de son horizon étroit.

Original conservé à : Musée Carnavalet

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons / Musée Carnavalet

Boulevard Saint-Germain — Charles Marville

c. 1853-70 · Tirage albumine

Boulevard Saint-Germain

Le boulevard Saint-Germain est percé sur la Rive Gauche entre 1855 et 1877, l'une des plus longues percées est-ouest du plan du baron Haussmann, qui traverse les quartiers médiévaux de Saint-Germain-des-Prés, du Quartier latin et du faubourg Saint-Germain. Charles-François Bossu dit Charles Marville photographie le boulevard alors que les travaux sont encore ouverts, en tant que photographe officiel de la Ville de Paris (1862-1879), sous commande directe de la Préfecture de la Seine pour documenter le nouvel urbanisme impérial. L'image est le pendant éditorial naturel de ses vues du Vieux Paris : là où les rues médiévales montrent la ville avant démolition, celle-ci montre la ville en devenir, l'état de chantier ouvert qui définit la modernité impériale. L'image appartient au corpus d'environ 425 vues du Vieux Paris et de l'époque haussmannienne que Marville produit entre 1862 et 1875, conservé au Musée Carnavalet (~1 500 tirages), à la BHVP (plaques de verre) et à la Bibliothèque nationale de France — reproduit dans la monographie de Sarah Kennel pour la National Gallery (« Charles Marville: Photographer of Paris », Washington, 2013). Marville expose un négatif sur collodion humide 18×24 ou 30×40 à l'aube pour la pose longue ; l'émulsion orthochromatique ne capte pas la lumière bleue et le ciel est retouché au pinceau sur le négatif, origine des ciels blancs lumineux caractéristiques de Marville. Conservée à la State Library of Victoria (Melbourne), au Musée Carnavalet, à la BHVP et au Metropolitan Museum (Gilman Collection). Procédé Transposition Maison Picturale : l'albumine d'origine sur papier salé se traduit en tirage Vandyke — ferricitrate d'ammonium et argent non toxique, papier salé reformulé — pour le fine-print modulaire, ou en platine-palladium grand format lorsque l'échelle architecturale du boulevard exige la densité tonale et la permanence mate du procédé platine.

Original conservé à : State Library of Victoria, Melbourne

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons / State Library of Victoria

Boulevard Saint-Michel, depuis la Fontaine Saint-Michel — Charles Marville

c. 1853-70 · Tirage albumine

Boulevard Saint-Michel, depuis la Fontaine Saint-Michel

Marville compose le nouveau boulevard Saint-Michel depuis la fontaine Saint-Michel, fontaine monumentale 1858-1860 due à Gabriel Davioud qui ancre le terminus nord du boulevard sur la place Saint-André-des-Arts. Le point de fuite du boulevard, percé entre 1855 et 1869 à travers le tissu médiéval dense du Quartier latin, converge avec la perspective de l'objectif et produit l'image la plus lisible de la percée haussmannienne dans le corpus Marville. Charles-François Bossu dit Charles Marville réalise la vue dans son rôle de photographe de la Ville de Paris (officialisé en 1862), sous le mandat patrimonial et documentaire accordé par la Préfecture de la Seine du baron Haussmann. L'image appartient au corpus d'environ 425 vues du Vieux Paris et de l'époque haussmannienne que Marville produit entre 1862 et 1875, et elle est reproduite dans la monographie de Sarah Kennel pour la National Gallery of Art (« Charles Marville: Photographer of Paris », Washington, 2013) et dans les textes Marville de Maria Morris Hambourg pour le Metropolitan Museum. Marville emploie un négatif sur collodion humide 18×24 ou 30×40, exposé à l'aube en pose longue ; l'émulsion orthochromatique est aveugle au bleu et le ciel est retouché au pinceau sur le négatif, origine des ciels blancs lumineux caractéristiques de Marville sur chaque vue de boulevard haussmannien. Conservée à la State Library of Victoria (Melbourne), au Musée Carnavalet, à la BHVP, à la Bibliothèque nationale de France et au Metropolitan Museum (Gilman Collection). Procédé Transposition Maison Picturale : l'albumine d'origine sur papier salé se traduit en tirage Vandyke — ferricitrate d'ammonium et argent non toxique, papier salé reformulé — pour l'échelle fine-print, ou en platine-palladium grand format pour restituer l'arc tonal monumental, de l'ombre de la fontaine à la récession profonde du boulevard.

Original conservé à : State Library of Victoria, Melbourne

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons / State Library of Victoria

Boulevard Haussmann, depuis la rue du Havre — Charles Marville

c. 1853-70 · Tirage albumine

Boulevard Haussmann, depuis la rue du Havre

Le boulevard Haussmann, nommé en hommage au préfet qui conçoit la transformation de Paris, est ouvert par phases successives entre 1857 et 1927 ; la section orientale entre la rue Taitbout et la Madeleine prend forme pendant les années actives de Marville. Charles-François Bossu dit Charles Marville photographie le boulevard depuis sa jonction avec la rue du Havre, près de la gare Saint-Lazare, comme photographe de la Ville de Paris (officialisé en 1862), mandaté par la Préfecture de la Seine pour documenter le nouvel urbanisme impérial sur la Rive Droite. L'image fait partie du corpus d'environ 425 vues du Vieux Paris et de la transformation haussmannienne que Marville produit entre 1862 et 1875, conservé au Musée Carnavalet (~1 500 tirages) et complété par les fonds de plaques de verre à la BHVP, à la Bibliothèque nationale de France et au Metropolitan Museum (Gilman Collection) — corpus de référence sur l'urbanisme parisien pré-haussmannien, reproduit dans la monographie de Sarah Kennel pour la National Gallery (« Charles Marville: Photographer of Paris », Washington, 2013). La technique de prise de vue est canonique chez Marville : négatif sur collodion humide 18×24 ou 30×40 exposé à l'aube ou au crépuscule en pose longue ; l'émulsion orthochromatique ne capte pas la lumière bleue, le ciel blanc est retouché au pinceau sur le négatif, origine des ciels blancs lumineux caractéristiques de Marville sur chaque vue de boulevard haussmannien. Conservée à la State Library of Victoria (Melbourne), au Musée Carnavalet et à la BHVP. Procédé Transposition Maison Picturale : l'albumine d'origine sur papier salé se traduit en tirage Vandyke — ferricitrate d'ammonium et argent non toxique, papier salé reformulé — pour l'échelle fine-print, ou en platine-palladium grand format pour restituer la densité tonale de l'architecture en plein chantier.

Original conservé à : State Library of Victoria, Melbourne

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons / State Library of Victoria

Hôtel de Ville, Paris — Charles Marville

c. 1865 · Tirage albumine

Hôtel de Ville, Paris

Marville photographie l'Hôtel de Ville sur la place de Grève pendant la dernière décennie de son état Renaissance — édifié progressivement entre 1533 et 1628 sous François Ier et Henri IV, puis agrandi en 1837-1846 par Étienne-Hippolyte Godde et Jean-Baptiste-Cicéron Lesueur — avant sa destruction par incendie lors de la Commune de Paris des 23-24 mai 1871. Charles-François Bossu dit Charles Marville réalise la vue comme photographe de la Ville de Paris (officialisé en 1862), sous le mandat documentaire accordé par la Préfecture de la Seine du baron Haussmann. L'image est éditorialement indissociable de sa vue des ruines post-Commune : la paire forme le diptyque avant/après canonique de l'iconographie parisienne du XIXe siècle, reproduit dans les catalogues des expositions « Paris 1871 » du Musée Carnavalet et dans la monographie de Sarah Kennel pour la National Gallery (« Charles Marville: Photographer of Paris », Washington, 2013), ainsi que dans les textes Marville de Maria Morris Hambourg pour le Metropolitan Museum. Marville expose un négatif sur collodion humide 30×40 sur la place de Grève à l'aube en pose longue ; l'émulsion orthochromatique ne capte pas la lumière bleue et le ciel est retouché au pinceau sur le négatif — origine des ciels blancs lumineux caractéristiques de Marville sur chaque vue architecturale monumentale de son corpus parisien. Conservée au George Eastman Museum, au Musée Carnavalet, à la BHVP, à la Bibliothèque nationale de France et au Metropolitan Museum (Gilman Collection). Procédé Transposition Maison Picturale : pour ce sujet architectural monumental, le platine-palladium grand format constitue la restitution naturelle, exploitant la densité tonale mate et la permanence chimique du procédé platine pour une reproduction de qualité muséale ; le Vandyke — ferricitrate d'ammonium et argent non toxique, papier salé reformulé — couvre l'échelle fine-print modulaire.

Original conservé à : George Eastman Museum, Rochester

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons / George Eastman Museum / Google Art Project

Portail sud, cathédrale de Chartres — Charles Marville

c. 1854 · Tirage sur papier salé d'après négatif papier

Portail sud, cathédrale de Chartres

Le portail sud de la cathédrale de Chartres, sculpté entre 1210 et 1235 avec sa statuaire apostolique du XIIIe siècle, relève de la période photographique la plus précoce de Marville. En 1854, Charles-François Bossu dit Charles Marville reçoit l'une des commandes inaugurales de la Commission des Monuments Historiques pour documenter les cathédrales gothiques menacées par la dégradation ou par les chantiers de restauration d'Eugène Viollet-le-Duc. La mission précède de quatre ans sa nomination comme photographe de la Ville de Paris (1858, officialisée en 1862) et fonde sa discipline documentaire bien avant le corpus du Vieux Paris. À la différence de ses vues parisiennes postérieures au négatif sur collodion humide, la campagne de Chartres est réalisée au négatif papier (calotype), tirée sur papier salé — le procédé haute résolution au collodion humide ne se généralise en France qu'après 1851 mais Marville travaille encore dans la tradition calotype de Henri Le Secq et Édouard Baldus, qui participèrent à la Mission héliographique parallèle de 1851 commandée par la même Commission des Monuments Historiques. Le tirage sur papier salé est conservé au Metropolitan Museum (Gilman Collection), au Musée Carnavalet, à la Bibliothèque nationale de France et à la National Gallery of Art (Washington, exposition 2013), et il est reproduit dans la monographie de Sarah Kennel (« Charles Marville: Photographer of Paris », National Gallery of Art, Washington, 2013). Procédé Transposition Maison Picturale : c'est l'œuvre de référence naturelle pour la ligne papier salé de Maison Picturale — le procédé d'origine reformulé en chimie non toxique restitue le rendu mat fibreux et la signature tonale chaude des commandes patrimoniales monumentales de Marville, avec le Vandyke (ferricitrate d'ammonium et argent non toxique) en variante argent-fer, et le platine-palladium grand format lorsque le commanditaire souhaite une restitution muséale de la statuaire gothique.

Original conservé à : Metropolitan Museum of Art

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons / MET Open Access

Allée bordée d'arbres — Charles Marville

c. 1850-53 · Tirage sur papier salé d'après négatif papier

Allée bordée d'arbres

L'Allée bordée d'arbres relève de la décennie photographique la plus précoce de Marville, vers 1850-1853, avant la généralisation du collodion humide en France. Charles-François Bossu dit Charles Marville travaille à cette période au négatif papier (calotype) et tire sur papier salé, dans la tradition de Henri Le Secq, Édouard Baldus et Gustave Le Gray, qui définirent ensemble l'école française du calotype des années 1850. L'image fait partie de l'ensemble d'études atmosphériques de parc que le Metropolitan Museum (Gilman Collection) place en contrepoint de la documentation urbaine postérieure de Marville — publié dans les essais Marville de Maria Morris Hambourg et dans la monographie de Sarah Kennel pour la National Gallery (« Charles Marville: Photographer of Paris », Washington, 2013) comme tissu de connexion entre ses commandes de cathédrales de 1854 pour la Commission des Monuments Historiques et sa campagne du Vieux Paris commencée en 1858 sous Haussmann. Le tirage sur papier salé restitue le rendu mat fibreux et la signature chromatique chaude propre au calotype, et constitue l'un des rares moments paysagers d'un photographe autrement défini par l'architecture ; les verticales des arbres et l'allée fuyante anticipent la discipline compositionnelle des vues de boulevards postérieures. Conservée au Metropolitan Museum, au Musée Carnavalet, à la BHVP, à la Bibliothèque nationale de France et à la National Gallery of Art (Washington, exposition 2013). Procédé Transposition Maison Picturale : image de référence canonique pour la ligne papier salé de Maison Picturale, procédé même que Marville utilisait — reformulé en chimie non toxique — et pour le Vandyke (ferricitrate d'ammonium et argent non toxique) en variante argent-fer ; le platine-palladium couvre la restitution grand format lorsque la densité tonale mate du procédé platine est requise.

Original conservé à : Metropolitan Museum of Art

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons / MET Open Access

12 sur 13 œuvres

Le corpus documenté

Le reste du corpus public de Charles Marville : planches conservées dans nos archives éditoriales. Reproductibles sur demande, sans étude éditoriale dédiée.

7 planches archivées

Rue Gervais-Laurent — Charles Marville

c. 1853-70

Rue Gervais-Laurent

Tirage albumine

Carrefour Buci — Charles Marville

c. 1865

Carrefour Buci

Tirage albumine

Avenue des Gobelins — Charles Marville

c. 1853-70

Avenue des Gobelins

Tirage albumine

Pont des Saints-Pères — Charles Marville

c. 1877

Pont des Saints-Pères

Tirage albumine

Cathédrale de Reims — Charles Marville

c. 1854

Cathédrale de Reims

Tirage sur papier salé

Bois de Boulogne — Café de la Cascade — Charles Marville

c. 1858-60

Bois de Boulogne — Café de la Cascade

Tirage albumine

Bois de Boulogne — Pré Catelan — Charles Marville

c. 1858-60

Bois de Boulogne — Pré Catelan

Tirage albumine

Commander un tirage d'après Charles Marville

Maison Picturale réalise sur commande des tirages contemporains d'après les œuvres de Charles Marville entrées dans le domaine public. Tirage à la main par les artisans tireurs Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, sur papier coton 640 g/m², signé et numéroté en édition limitée, avec certificat d'authenticité mentionnant explicitement la nature « d'après » de la réinterprétation.

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