
Charles Marville · c. 1853-70
Boulevard Saint-Michel, depuis la Fontaine Saint-Michel
- Année
- c. 1853-70
- Procédé d'origine
- Tirage albumine
- Conservé à
- State Library of Victoria, Melbourne
L'essentiel à savoir
- Édition
- Édition limitée signée et numérotée
- Authenticité
- Certificat d'authenticité officiel
- Chimie
- Procédé non toxique (recettes Vision Picturale)
- Année
- c. 1853-70
- Original conservé
- State Library of Victoria, Melbourne
- Domaine public
- Depuis 1950 (CPI L.123-1)
- Tireur
- Maison Picturale — atelier Paris 20e
- Délai
- Réalisé à la main · 4 à 8 semaines
Réinterprétation Maison Picturale en platine-palladium
À propos de cette œuvre
Marville compose le nouveau boulevard Saint-Michel depuis la fontaine Saint-Michel, fontaine monumentale 1858-1860 due à Gabriel Davioud qui ancre le terminus nord du boulevard sur la place Saint-André-des-Arts. Le point de fuite du boulevard, percé entre 1855 et 1869 à travers le tissu médiéval dense du Quartier latin, converge avec la perspective de l'objectif et produit l'image la plus lisible de la percée haussmannienne dans le corpus Marville. Charles-François Bossu dit Charles Marville réalise la vue dans son rôle de photographe de la Ville de Paris (officialisé en 1862), sous le mandat patrimonial et documentaire accordé par la Préfecture de la Seine du baron Haussmann. L'image appartient au corpus d'environ 425 vues du Vieux Paris et de l'époque haussmannienne que Marville produit entre 1862 et 1875, et elle est reproduite dans la monographie de Sarah Kennel pour la National Gallery of Art (« Charles Marville: Photographer of Paris », Washington, 2013) et dans les textes Marville de Maria Morris Hambourg pour le Metropolitan Museum. Marville emploie un négatif sur collodion humide 18×24 ou 30×40, exposé à l'aube en pose longue ; l'émulsion orthochromatique est aveugle au bleu et le ciel est retouché au pinceau sur le négatif, origine des ciels blancs lumineux caractéristiques de Marville sur chaque vue de boulevard haussmannien. Conservée à la State Library of Victoria (Melbourne), au Musée Carnavalet, à la BHVP, à la Bibliothèque nationale de France et au Metropolitan Museum (Gilman Collection). Procédé Transposition Maison Picturale : l'albumine d'origine sur papier salé se traduit en tirage Vandyke — ferricitrate d'ammonium et argent non toxique, papier salé reformulé — pour l'échelle fine-print, ou en platine-palladium grand format pour restituer l'arc tonal monumental, de l'ombre de la fontaine à la récession profonde du boulevard.
Fichier de référence : Wikimedia Commons / State Library of Victoria
Procédé Transposition
Chaque tirage Maison Picturale est une réinterprétation matérielle de l'image. Trois lectures possibles d'une même œuvre — l'original, sa transposition la plus fidèle, et la transposition créative dans un autre procédé.
Métaux nobles — platine et palladium — sur papier coton 640 g/m². La gamme tonale la plus longue de toute la photographie analogique.
Procédé MP — chimie reformulée non toxique, signature Tristan Sidem.
Voir le procédéHistoire du procédé
Le platinotype est inventé en 1873 par l'ingénieur britannique William Willis, qui dépose la même année le brevet du procédé sous le nom Platinotype Process. Willis fonde en 1879 la Platinotype Company, qui commercialise les papiers sensibilisés au platine en Europe pendant plusieurs décennies. Le palladium est introduit au début du XXe siècle comme variante économique, sans rien céder sur la qualité tonale.
Le platine-palladium devient rapidement le procédé de prédilection des maîtres de la photographie d'art. Alfred Stieglitz, Edward Weston, Alvin Langdon Coburn et Frederick H. Evans en font leur procédé signature, et leurs épreuves originales conservées à la Royal Photographic Society de Londres, à la George Eastman House de Rochester et au Metropolitan Museum of Art de New York témoignent encore aujourd'hui de la perfection tonale du platine. Stieglitz écrivait que le platine offrait une échelle de gris plus étendue que tout autre procédé.
Notre approche
Chaque tirage platine-palladium réalisé à l'atelier 1 Passage Dagorno est une pièce unique en édition très limitée, destinée aux collectionneurs sérieux et aux institutions. Le coût des sels de platine et de palladium, métaux nobles dont les cours suivent ceux des marchés financiers, en fait notre procédé haut de gamme. Chaque épreuve est préparée, sensibilisée et développée à la main par nos artisans tireurs.
Notre papier aquarelle satiné 100 % coton 640 g/m² est particulièrement adapté au platine-palladium : sa fibre coton pure, sans azurants optiques ni additifs alcalins, permet aux sels métalliques de s'inscrire en profondeur dans le papier, et sa surface satinée révèle pleinement la tonalité chaude unique et l'échelle tonale exceptionnelle du procédé.
Dans notre atelier
1 Passage Dagorno, Paris 20e. Chaque tirage est réalisé à la main par Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, dans la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale. Édition limitée, signée et numérotée.



Commander ce tirage
- Tirage à la main signé Tristan Sidem & Raphaël Lebas de Lacour
- Chimie reformulée non toxique (recettes Vision Picturale)
- Édition limitée, numérotée, certificat d'authenticité
- Atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
- Délai 3 à 5 semaines · livraison France et international
Formats disponibles
- 30 × 40 cmÀ partir de 280€
- 40 × 50 cmÀ partir de 420€
- 50 × 70 cmÀ partir de 680€
- 70 × 100 cmÀ partir de 1180€
- Sur-mesureÀ partir de 1850€
Prix indicatifs — le tarif définitif dépend du procédé sélectionné, du support et de la finition.
Tirage contemporain d'après une œuvre du domaine public (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). Réinterprétation artisanale par les artisans tireurs Maison Picturale — il ne s'agit pas d'une épreuve originale du maître. Mention « d'après [Maître] » systématique sur le tirage et sur le certificat d'authenticité.



