
Charles Marville · c. 1853-70
Boulevard Saint-Germain
- Année
- c. 1853-70
- Procédé d'origine
- Tirage albumine
- Conservé à
- State Library of Victoria, Melbourne
L'essentiel à savoir
- Édition
- Édition limitée signée et numérotée
- Authenticité
- Certificat d'authenticité officiel
- Chimie
- Procédé non toxique (recettes Vision Picturale)
- Année
- c. 1853-70
- Original conservé
- State Library of Victoria, Melbourne
- Domaine public
- Depuis 1950 (CPI L.123-1)
- Tireur
- Maison Picturale — atelier Paris 20e
- Délai
- Réalisé à la main · 4 à 8 semaines
Réinterprétation Maison Picturale en platine-palladium
À propos de cette œuvre
Le boulevard Saint-Germain est percé sur la Rive Gauche entre 1855 et 1877, l'une des plus longues percées est-ouest du plan du baron Haussmann, qui traverse les quartiers médiévaux de Saint-Germain-des-Prés, du Quartier latin et du faubourg Saint-Germain. Charles-François Bossu dit Charles Marville photographie le boulevard alors que les travaux sont encore ouverts, en tant que photographe officiel de la Ville de Paris (1862-1879), sous commande directe de la Préfecture de la Seine pour documenter le nouvel urbanisme impérial. L'image est le pendant éditorial naturel de ses vues du Vieux Paris : là où les rues médiévales montrent la ville avant démolition, celle-ci montre la ville en devenir, l'état de chantier ouvert qui définit la modernité impériale. L'image appartient au corpus d'environ 425 vues du Vieux Paris et de l'époque haussmannienne que Marville produit entre 1862 et 1875, conservé au Musée Carnavalet (~1 500 tirages), à la BHVP (plaques de verre) et à la Bibliothèque nationale de France — reproduit dans la monographie de Sarah Kennel pour la National Gallery (« Charles Marville: Photographer of Paris », Washington, 2013). Marville expose un négatif sur collodion humide 18×24 ou 30×40 à l'aube pour la pose longue ; l'émulsion orthochromatique ne capte pas la lumière bleue et le ciel est retouché au pinceau sur le négatif, origine des ciels blancs lumineux caractéristiques de Marville. Conservée à la State Library of Victoria (Melbourne), au Musée Carnavalet, à la BHVP et au Metropolitan Museum (Gilman Collection). Procédé Transposition Maison Picturale : l'albumine d'origine sur papier salé se traduit en tirage Vandyke — ferricitrate d'ammonium et argent non toxique, papier salé reformulé — pour le fine-print modulaire, ou en platine-palladium grand format lorsque l'échelle architecturale du boulevard exige la densité tonale et la permanence mate du procédé platine.
Fichier de référence : Wikimedia Commons / State Library of Victoria
Procédé Transposition
Chaque tirage Maison Picturale est une réinterprétation matérielle de l'image. Trois lectures possibles d'une même œuvre — l'original, sa transposition la plus fidèle, et la transposition créative dans un autre procédé.
Métaux nobles — platine et palladium — sur papier coton 640 g/m². La gamme tonale la plus longue de toute la photographie analogique.
Procédé MP — chimie reformulée non toxique, signature Tristan Sidem.
Voir le procédéHistoire du procédé
Le platinotype est inventé en 1873 par l'ingénieur britannique William Willis, qui dépose la même année le brevet du procédé sous le nom Platinotype Process. Willis fonde en 1879 la Platinotype Company, qui commercialise les papiers sensibilisés au platine en Europe pendant plusieurs décennies. Le palladium est introduit au début du XXe siècle comme variante économique, sans rien céder sur la qualité tonale.
Le platine-palladium devient rapidement le procédé de prédilection des maîtres de la photographie d'art. Alfred Stieglitz, Edward Weston, Alvin Langdon Coburn et Frederick H. Evans en font leur procédé signature, et leurs épreuves originales conservées à la Royal Photographic Society de Londres, à la George Eastman House de Rochester et au Metropolitan Museum of Art de New York témoignent encore aujourd'hui de la perfection tonale du platine. Stieglitz écrivait que le platine offrait une échelle de gris plus étendue que tout autre procédé.
Notre approche
Chaque tirage platine-palladium réalisé à l'atelier 1 Passage Dagorno est une pièce unique en édition très limitée, destinée aux collectionneurs sérieux et aux institutions. Le coût des sels de platine et de palladium, métaux nobles dont les cours suivent ceux des marchés financiers, en fait notre procédé haut de gamme. Chaque épreuve est préparée, sensibilisée et développée à la main par nos artisans tireurs.
Notre papier aquarelle satiné 100 % coton 640 g/m² est particulièrement adapté au platine-palladium : sa fibre coton pure, sans azurants optiques ni additifs alcalins, permet aux sels métalliques de s'inscrire en profondeur dans le papier, et sa surface satinée révèle pleinement la tonalité chaude unique et l'échelle tonale exceptionnelle du procédé.
Dans notre atelier
1 Passage Dagorno, Paris 20e. Chaque tirage est réalisé à la main par Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, dans la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale. Édition limitée, signée et numérotée.



Commander ce tirage
- Tirage à la main signé Tristan Sidem & Raphaël Lebas de Lacour
- Chimie reformulée non toxique (recettes Vision Picturale)
- Édition limitée, numérotée, certificat d'authenticité
- Atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
- Délai 3 à 5 semaines · livraison France et international
Formats disponibles
- 30 × 40 cmÀ partir de 280€
- 40 × 50 cmÀ partir de 420€
- 50 × 70 cmÀ partir de 680€
- 70 × 100 cmÀ partir de 1180€
- Sur-mesureÀ partir de 1850€
Prix indicatifs — le tarif définitif dépend du procédé sélectionné, du support et de la finition.
Tirage contemporain d'après une œuvre du domaine public (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). Réinterprétation artisanale par les artisans tireurs Maison Picturale — il ne s'agit pas d'une épreuve originale du maître. Mention « d'après [Maître] » systématique sur le tirage et sur le certificat d'authenticité.



