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Frederick H. Evans
Bibliothèque

1853-1943 · Britannique

Frederick H. Evans

Frederick H. Evans (1853-1943) est le maître pictorialiste britannique du tirage au platine-palladium, célèbre pour ses photographies d'architecture des cathédrales anglaises et ses portraits littéraires. Membre du Linked Ring, il établit le standard tonal absolu du platinotype.

Domaine public depuis 2014 · CPI L.123-1

Conservé à

  • Royal Photographic Society Collection, Bradford
  • Metropolitan Museum of Art, New York
  • Victoria & Albert Museum, London
  • George Eastman Museum, Rochester

Frederick H. Evans commence sa carrière comme libraire à Londres, où il rencontre et photographie de nombreuses figures littéraires de son temps — notamment Aubrey Beardsley et George Bernard Shaw. Dès la fin des années 1890, il se consacre entièrement à la photographie, choisissant le platine-palladium comme médium exclusif pour son échelle tonale étendue et sa permanence archivale. Il photographie les cathédrales anglaises et françaises (Wells, York, Lincoln, Ely, Gloucester, Westminster, Bourges, Rouen) avec une attention inédite à la lumière, à l'échelle et à la géométrie architecturale. Son œuvre la plus célèbre, Sea of Steps (cathédrale de Wells, 1905), est considérée comme l'un des chefs-d'œuvre de la photographie d'architecture. Stieglitz lui consacra le numéro 4 entier de Camera Work (octobre 1903), publiant six photogravures de ses cathédrales d'Ely, d'York et de Westminster — un honneur jusque-là réservé aux seuls Steichen et Demachy. Evans est membre du Linked Ring britannique des années 1890 jusqu'à la dissolution de la société en 1909, avant de s'en retirer en désaccord sur la direction du pictorialisme. Il ferme sa boutique de Holland Street vers 1915 face à la raréfaction du papier platine pendant la Première Guerre mondiale, mais conserve un stock personnel qui lui permet de continuer à tirer en privé jusque dans les années 1920 (cf. In the New Forest, 1919, Metropolitan Museum). Ses tirages sont conservés à la Royal Photographic Society Collection (Bradford), au Metropolitan Museum, au Victoria & Albert Museum et au George Eastman Museum. Ses droits patrimoniaux sont tombés en France en 2014, 70 ans après sa mort. À Maison Picturale, ses photographies d'architecture et ses portraits peuvent être réinterprétés en tirages contemporains au platine-palladium, sur papier coton 640 g/m², signés par les artisans tireurs.

Procédés signature

Les procédés alternatifs pratiqués par Frederick H. Evans, que Maison Picturale tire aujourd'hui selon la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale.

Œuvres essentielles

Sélection commentée d'œuvres de Frederick H. Evans entrées dans le domaine public, réinterprétables en tirages contemporains par les artisans de Maison Picturale. Chaque fiche détaille le procédé d'origine et son équivalent à l'atelier.

Tirage d'après — mention systématique sur le certificat d'authenticité.

York Minster : entrée du transept nord — Frederick H. Evans

1902 · Photogravure

York Minster : entrée du transept nord

Plongée vers les lancettes des Cinq Sœurs du transept nord de la cathédrale d'York, photographiée par Frederick H. Evans en 1902 lors d'une de ses campagnes cathédrales et publiée en photogravure planche 4 de Camera Work, octobre 1903 — le numéro qu'Alfred Stieglitz consacra entièrement à Evans, deux ans après la grande exposition que le pictorialiste britannique avait obtenue à la Royal Photographic Society (1900). Ancien libraire londonien qui comptait Aubrey Beardsley et George Bernard Shaw parmi ses modèles, Evans était alors devenu l'autorité pictorialiste britannique en architecture cathédrale, travaillant exclusivement au tirage platine sur chambre grand format avec de très longues expositions et refusant toute retouche, au principe que le négatif seul doit porter la géométrie de l'édifice et sa lumière. Les cinq lancettes en grisaille du XIIIe siècle d'York s'élèvent à près de seize mètres dans la voûte Early English et constituent toujours le plus grand vitrail de ce type en Angleterre ; Evans positionna sa chambre pour leur laisser dicter toute la lecture verticale du cadre — portrait de la lumière plutôt que d'une fenêtre. Conservée au J. Paul Getty Museum, Los Angeles (accession 84.XM.444.45), la photogravure de Camera Work se trouvant également au Metropolitan Museum of Art (collection Alfred Stieglitz) et au Victoria & Albert Museum de Londres. À Maison Picturale, l'image est réinterprétée en tirage contemporain au platine-palladium sur papier coton 640 g/m², avec la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale — la signature au métal noble préservée sans la toxicité historique du bichromate, signée par les artisans tireurs.

Original conservé à : J. Paul Getty Museum, Los Angeles

Source du fichier de référence : Getty Museum via Google Art Project / Wikimedia Commons (PD)

Cathédrale d'Ely : à travers nef et octogone — Frederick H. Evans

1897 · Photogravure

Cathédrale d'Ely : à travers nef et octogone

Vue diagonale à travers la nef romane de la cathédrale d'Ely, ouvrant sur le célèbre lanternon octogonal du XIVe siècle — la voûte de bois à huit pans bâtie par le charpentier William Hurley entre 1322 et 1328 après l'effondrement de la tour centrale normande d'origine, unique dans le gothique européen par son échelle et son ingénierie. Photographiée par Frederick H. Evans en 1897 et publiée en photogravure dans Camera Work n° 4 (octobre 1903), le numéro qu'Alfred Stieglitz consacra entièrement au pictorialiste britannique à la suite de sa grande exposition de 1900 à la Royal Photographic Society. Evans, libraire londonien avant de basculer pleinement à la photographie à l'époque de ses amitiés avec Aubrey Beardsley et George Bernard Shaw, traitait les intérieurs cathédraux en exercices d'enregistrement tonal pur : chambre grand format, expositions très longues, refus de toute retouche, et tirage platine comme médium exclusif pour son échelle de gris étendue et sa permanence archivale. L'angle diagonal met délibérément en scène les travées normandes en prélude rythmique avant que la croisée gothique ne les dissolve dans la lumière zénithale diffusée du lanternon. Conservée au J. Paul Getty Museum, Los Angeles (accession 84.XM.448.7) ; la photogravure de Camera Work se trouve aussi au Metropolitan Museum of Art (collection Alfred Stieglitz) et au Victoria & Albert Museum de Londres. À Maison Picturale, l'image est réinterprétée en tirage contemporain au platine-palladium sur papier coton 640 g/m², avec la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale — la signature au métal noble du platine préservée sans la toxicité historique du bichromate, signée par les artisans tireurs.

Original conservé à : J. Paul Getty Museum

Source du fichier de référence : Getty Museum / Wikimedia Commons (PD)

Cathédrale de Lincoln vue du château — Frederick H. Evans

1896 · Photogravure

Cathédrale de Lincoln vue du château

Vue lointaine de la cathédrale de Lincoln aperçue par-dessus les toits de la cité médiévale depuis les remparts du château normand qui lui fait face — les deux places fortes plantagenêts, ecclésiastique et militaire, s'encadrant mutuellement dans une même composition. La grande façade ouest normande de Lincoln (commencée en 1072 sous l'évêque Remigius, fondateur de la cathédrale nommé par Guillaume le Conquérant) et sa tour centrale Early English plus tardive dominent la ligne d'horizon, la photographie comprimant près de neuf siècles d'architecture anglaise dans un seul cadre. Photographiée par Frederick H. Evans en 1896, alors que le libraire londonien — ami d'Aubrey Beardsley et de George Bernard Shaw, qu'il comptait parmi ses premiers modèles de portrait — commençait à basculer pleinement vers la photographie. Dès 1900 son travail sur l'architecture fera l'objet d'une grande exposition à la Royal Photographic Society ; trois ans plus tard Stieglitz consacrera le numéro 4 entier de Camera Work (octobre 1903) à ses cathédrales anglaises. Evans travaillait exclusivement au platine (puis au platine-palladium à mesure que le palladium devint plus disponible pendant la Première Guerre mondiale), sur chambre grand format avec de longues expositions, et refusait toute retouche — le procédé platine apportant l'échelle de gris étendue et la permanence archivale qu'exigeaient ses sujets architecturaux. Conservée au Metropolitan Museum of Art, New York (accession 33.43.388, collection Alfred Stieglitz), en Open Access (CC0). À Maison Picturale, l'image est réinterprétée en tirage contemporain au platine-palladium sur papier coton 640 g/m², avec la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale — la signature au métal noble du platine préservée sans la toxicité historique du bichromate, signée par les artisans tireurs.

Original conservé à : Metropolitan Museum of Art

Source du fichier de référence : Metropolitan Museum of Art, Open Access (CC0)

À travers les transepts de Westminster — Frederick H. Evans

1911 · Tirage platine

À travers les transepts de Westminster

Large vue intérieure à travers les transepts de l'abbaye de Westminster, l'église plantagenêt du couronnement commencée sous Henri III en 1245 sur le site de l'ancienne abbaye romane d'Édouard le Confesseur, et poursuivie dans les styles Early English et Decorated Gothic. Photographiée par Frederick H. Evans en 1911, lors de la commande du magazine Country Life rendue possible par une circonstance rare : l'abbaye fut fermée au public plusieurs semaines avant le couronnement de George V (22 juin 1911), permettant à Evans d'installer sa chambre grand format dans la nef et la croisée vides et de travailler aux très longues expositions qu'exigeait sa signature platine — impossibles en présence des fidèles. Evans — ancien libraire londonien et ami d'Aubrey Beardsley et de George Bernard Shaw — avait alors fait l'objet d'une grande exposition à la Royal Photographic Society (1900) et vu ses cathédrales publiées dans Camera Work planche 4 (octobre 1903) puis planche 16 (octobre 1906). Il travaillait exclusivement au platine et, de plus en plus, au platine-palladium, refusant toute retouche, au principe que le négatif seul doit porter le fait architectural. Conservée à la Library of Congress, Washington (Prints and Photographs Division, LC-DIG-ds-00277), avec des tirages compagnons de la campagne de Westminster au Metropolitan Museum of Art et au Victoria & Albert Museum de Londres. À Maison Picturale, l'image est réinterprétée en tirage contemporain au platine-palladium sur papier coton 640 g/m², avec la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale — la signature au métal noble du platine préservée sans la toxicité historique du bichromate, signée par les artisans tireurs.

Original conservé à : Library of Congress

Source du fichier de référence : Library of Congress / Wikimedia Commons

Arbres — Frederick H. Evans

c. 1900s · Tirage à la gomme bichromatée

Arbres

Rare étude d'arbres à la gomme bichromatée par Frederick H. Evans — l'une des très rares expérimentations de son corpus hors de la signature platine-palladium qui définissait son travail sur les cathédrales et lui valut une grande exposition à la Royal Photographic Society en 1900, puis des numéros entiers de Camera Work consacrés à ses tirages d'architecture en 1903 (planche 4) et 1906 (planche 16). Libraire londonien avant de basculer pleinement à la photographie à l'époque de ses premiers portraits d'Aubrey Beardsley et de George Bernard Shaw, Evans était célèbre pour son austérité technique : chambre grand format, expositions très longues, refus absolu de toute retouche, et tirage platine comme médium exclusif pour son échelle de gris étendue et sa permanence archivale. L'essai à la gomme bichromatée enregistré ici s'écarte nettement de cette orthodoxie — le procédé autorisant une manipulation locale du pigment, l'intervention au pinceau et un rendu tonal plus pictural et plus doux que des contemporains pictorialistes comme Robert Demachy et Constant Puyo avaient revendiqué comme voie vers la subjectivité expressive. Evans essaya le médium mais ne l'adopta jamais ; la signature platine demeura absolue tout au long de sa carrière, et ce tirage reste un écart technique documenté au sein du corpus. Conservé au Metropolitan Museum of Art, New York, Alfred Stieglitz Collection (accession 33.43.397), en Open Access (CC0). À Maison Picturale, l'image est réinterprétée en tirage contemporain à la gomme bichromatée selon notre protocole Aquaprint — la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale qui préserve la manipulation pigmentaire douce de la gomme historique sans la toxicité du bichromate, sur papier coton 640 g/m², signée par les artisans tireurs.

Original conservé à : Metropolitan Museum of Art

Source du fichier de référence : Metropolitan Museum of Art, Open Access (CC0)

Le corpus documenté

Le reste du corpus public de Frederick H. Evans : planches conservées dans nos archives éditoriales. Reproductibles sur demande, sans étude éditoriale dédiée.

18 planches archivées

Jubé de l'orgue, York Minster — Frederick H. Evans

c. 1904

Jubé de l'orgue, York Minster

Tirage platine

Chapelle de l'évêque Alcock, Ely — Frederick H. Evans

1897

Chapelle de l'évêque Alcock, Ely

Tirage platine

La cathédrale de Wells depuis le chemin des douves — Frederick H. Evans

c. 1900s

La cathédrale de Wells depuis le chemin des douves

Tirage platine

Cathédrale de Gloucester : transept nord — Frederick H. Evans

c. 1900s

Cathédrale de Gloucester : transept nord

Tirage platine

La cathédrale de Gloucester depuis le sud-est — Frederick H. Evans

c. 1900

La cathédrale de Gloucester depuis le sud-est

Tirage platine

Cathédrale de Bourges : crypte sous la nef — Frederick H. Evans

c. 1900

Cathédrale de Bourges : crypte sous la nef

Tirage platine

Abbaye de Westminster : tombeau de Sir George Villiers — Frederick H. Evans

c. 1911

Abbaye de Westminster : tombeau de Sir George Villiers

Tirage platine

Maison de Jeanne d'Arc, Rouen — Frederick H. Evans

c. 1900s

Maison de Jeanne d'Arc, Rouen

Tirage platine

Le Petit Cloître — Frederick H. Evans

c. 1900

Le Petit Cloître

Tirage platine

Anges et entrelacs — Frederick H. Evans

c. 1910s

Anges et entrelacs

Tirage platine

Parement d'autel brodé, Durham — Frederick H. Evans

1911-1912

Parement d'autel brodé, Durham

Tirage platine

Walter Churcher, « Churcher sourit » — Frederick H. Evans

c. 1900-1905

Walter Churcher, « Churcher sourit »

Tirage platine

Sur une rivière française — Frederick H. Evans

c. 1902

Sur une rivière française

Tirage gélatino-argentique

Bois de Redlands — Frederick H. Evans

1893

Bois de Redlands

Tirage platine

Dans la New Forest — Frederick H. Evans

1919

Dans la New Forest

Tirage platine

Bude (Cornouailles) — Frederick H. Evans

c. 1910s-20s

Bude (Cornouailles)

Tirage platine

Pissenlits — Frederick H. Evans

c. 1900s-1920s

Pissenlits

Tirage platine

Une tige de berbéris — Frederick H. Evans

c. 1900s-1910s

Une tige de berbéris

Tirage platine

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Maison Picturale réalise sur commande des tirages contemporains d'après les œuvres de Frederick H. Evans entrées dans le domaine public. Tirage à la main par les artisans tireurs Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, sur papier coton 640 g/m², signé et numéroté en édition limitée, avec certificat d'authenticité mentionnant explicitement la nature « d'après » de la réinterprétation.

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