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Alphonse Poitevin
Bibliothèque

1819-1882 · Français

Alphonse Poitevin

Alphonse Poitevin (1819-1882) est le chimiste et ingénieur français inventeur du procédé à la gomme bichromatée en 1855, ainsi que de la photolithographie et du procédé au charbon. S'appuyant sur la découverte par Mungo Ponton (1839) de la photosensibilité des bichromates, Poitevin l'applique en 1855 aux colloïdes pigmentés — fondant l'ère des procédés photographiques pigmentaires.

Domaine public depuis 1953 · CPI L.123-1

Conservé à

  • Bibliothèque nationale de France (Gallica)
  • Musée d'Orsay, Paris
  • Société française de photographie
  • Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)
  • George Eastman Museum, Rochester

Écrits de référence

  • Brevet du procédé pigmentaire (1855)
  • Traité de l'impression photographique sans sels d'argent (1862)

Louis-Alphonse Poitevin, ingénieur formé à l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris (promotion 1843), consacre sa carrière à l'application de la chimie à la reproduction photographique. S'appuyant sur la découverte par Mungo Ponton (1839) de la photosensibilité du bichromate de potassium, Poitevin démontre en 1855 que cette propriété s'étend aux colloïdes pigmentés — gomme arabique et gélatine combinées au noir de carbone — qui deviennent insolubles aux endroits exposés à la lumière. Il dépose la même année ses brevets fondateurs sur la gomme bichromatée, le procédé au charbon et la photolithographie, fondant toute la famille des procédés alternatifs pigmentaires — gomme bichromatée, charbon, bromoil, gumoil — qui dominent le tirage d'art photographique jusqu'au XXe siècle. En 1862, il publie le Traité de l'impression photographique sans sels d'argent, manuel de référence sur les procédés pigmentaires ; il reçoit également le Prix du Duc de Luynes pour la photolithographie (montant non confirmé selon les sources). Nommé Chevalier de la Légion d'honneur le 24 janvier 1863, il est encore distingué à l'Exposition Universelle de Paris en 1878. Après sa carrière industrielle aux salines de Dieuze, Montmorot et Gouhenans et à la direction des verreries d'Ahun-les-Mines et de Folembray, Poitevin se retire à Conflans-sur-Anille (Sarthe), dont il est maire de 1871 à 1878. Ses planches originales, brevets et albums de référence sont conservés à la Bibliothèque nationale de France (Gallica), au Musée d'Orsay et aux archives de la Société française de photographie. Les droits patrimoniaux de Poitevin sont tombés en France en 1953. À Maison Picturale, ses reproductions historiques et planches scientifiques peuvent être réinterprétées en tirages contemporains à la gomme bichromatée — un hommage à l'inventeur du procédé que nous pratiquons aujourd'hui sans bichromate, grâce à la reformulation de Vision Picturale.

Procédés signature

Les procédés alternatifs pratiqués par Alphonse Poitevin, que Maison Picturale tire aujourd'hui selon la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale.

Œuvres essentielles

Sélection commentée d'œuvres de Alphonse Poitevin entrées dans le domaine public, réinterprétables en tirages contemporains par les artisans de Maison Picturale. Chaque fiche détaille le procédé d'origine et son équivalent à l'atelier.

Tirage d'après — mention systématique sur le certificat d'authenticité.

L'Hôtel de Ville de Paris et le Pont d'Arcole — Alphonse Poitevin

c. 1860 · Négatif photographique (procédé Poitevin)

L'Hôtel de Ville de Paris et le Pont d'Arcole

Vue de l'Hôtel de Ville de Paris et du Pont d'Arcole, étude architecturale issue du fonds Poitevin de la BnF qui documente le centre de Paris à l'aube des transformations urbaines du Second Empire. Louis-Alphonse Poitevin (1819-1882), ingénieur de l'École Centrale des Arts et Manufactures (promotion 1843), est le chimiste qui dépose en 1855 les trois brevets fondateurs ouvrant l'ère pigmentaire de la photographie : gomme bichromatée, procédé au charbon et photolithographie — tous issus de sa démonstration que le bichromate de potassium sensibilise les colloïdes pigmentés (gomme arabique, gélatine combinée au noir de carbone). En 1862, la Société française de photographie lui décerne le Prix du Duc de Luynes pour ses travaux sur la photolithographie, et il publie la même année le Traité de l'impression photographique sans sels d'argent, manuel de référence des procédés pigmentaires sans argent. Cette vue parisienne appartient au corpus de planches architecturales que Poitevin constitue au long des années 1860 comme tirages d'essai de ses procédés, photographiant monuments et patrimoines provinciaux des salines de Gouhenans (Haute-Saône) au donjon médiéval de Mondoubleau. L'Hôtel de Ville figuré ici est le bâtiment Renaissance du XVIe siècle incendié pendant la Commune de 1871 — faisant de cette planche, aujourd'hui conservée à la Bibliothèque nationale de France (Gallica), un document pré-incendie d'une valeur d'histoire urbaine majeure. À Maison Picturale, une étude architecturale de ce registre peut être réinterprétée en tirage contemporain à la gomme bichromatée selon la reformulation Aquaprint non-toxique mise au point par Vision Picturale — hommage direct à l'inventeur du procédé même, désormais pratiqué sans sels de bichromate.

Original conservé à : Bibliothèque nationale de France

Source du fichier de référence : Gallica BnF (Public Domain)

Cour des salines de Gouhenans — Alphonse Poitevin

c. 1855 · Négatif photographique (procédé Poitevin)

Cour des salines de Gouhenans

Vue documentaire de la cour des salines de Gouhenans en Haute-Saône, où Louis-Alphonse Poitevin (1819-1882) exerça comme ingénieur-directeur de 1851 à 1855 — précisément les années précédant les trois brevets (gomme bichromatée, procédé au charbon, photolithographie) qu'il déposa en 1855 et qui fondèrent toute la famille des procédés photographiques pigmentaires. La trajectoire industrielle de Poitevin a couru en parallèle de sa recherche photographique : formé à l'École Centrale des Arts et Manufactures (Paris, promotion 1843), il dirigea successivement les salines de Dieuze, Montmorot et Gouhenans, puis les verreries d'Ahun-les-Mines et de Folembray, avant de se retirer à Conflans-sur-Anille (Sarthe) dont il fut maire de 1871 à 1878. Cette planche constitue donc un document biographique rare, captant le lieu de travail où le chimiste-ingénieur mûrit les expériences de sensibilisation des colloïdes qui aboutirent à ses inventions de 1855, couronnées par le Prix du Duc de Luynes décerné par la Société française de photographie en 1862. Le complexe de Gouhenans était un site industriel majeur de l'est de la France au milieu du XIXe siècle, exploitant le sel issu de puits de saumure profonde sous la réorganisation technique que Poitevin pilota. Aujourd'hui conservée à la Bibliothèque nationale de France (Gallica), l'image est une rare convergence de ses carrières industrielle et photographique — témoignage d'architecture ouvrière et de présence ouvrière à un moment où la photographie documentaire d'industrie demeurait un genre marginal. À Maison Picturale, ce registre de documentation industrielle peut être réinterprété en tirage charbon de la gamme Noir Musée (gélatine pigmentée en noirs profonds) ou en Couleur Profonde (palette multi-pigments).

Original conservé à : Bibliothèque nationale de France

Source du fichier de référence : Gallica BnF (Public Domain)

Vue générale des salines de Gouhenans — Alphonse Poitevin

c. 1855 · Négatif photographique (procédé Poitevin)

Vue générale des salines de Gouhenans

Vue panoramique du complexe industriel des salines de Gouhenans en Haute-Saône, où Louis-Alphonse Poitevin (1819-1882) exerça comme ingénieur-directeur de 1851 à 1855 — précisément la période durant laquelle il développa les expériences de sensibilisation des colloïdes qui aboutirent, en 1855, à ses trois brevets fondateurs sur la gomme bichromatée, le procédé au charbon et la photolithographie. Formé à l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris (promotion 1843), Poitevin mena en parallèle une carrière industrielle (salines de Dieuze, Montmorot, Gouhenans ; verreries d'Ahun-les-Mines et Folembray) et une pratique de recherche photographique qui lui valut le Prix du Duc de Luynes de la Société française de photographie en 1862 et le titre de Chevalier de la Légion d'honneur le 24 janvier 1863. Cette vue large, conservée aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de France (Gallica), est l'une des deux planches photographiques conservées de Poitevin documentant Gouhenans (avec la vue de la cour) — un autoportrait de l'environnement industriel du chimiste exactement au seuil de ses trois inventions, et un spécimen rare de topographie industrielle des années 1850 vu par les yeux de son directeur-ingénieur. La planche appartient également au corpus plus large de tirages d'essai que Poitevin produisit pour caractériser ses procédés, photographiant les lieux et monuments auxquels il avait accès lors de ses affectations et déplacements industriels. À Maison Picturale, une vue panoramique industrielle de cette nature peut être réinterprétée en tirage charbon contemporain de la gamme Noir Musée (noirs profonds en gélatine pigmentée) ou en Aquaprint à la gomme bichromatée selon la reformulation non-toxique de Vision Picturale — hommage direct à l'inventeur du procédé même.

Original conservé à : Bibliothèque nationale de France

Source du fichier de référence : Gallica BnF (Public Domain)

Le Panthéon (daguerréotype) — Alphonse Poitevin

1842 · Daguerréotype (attribué)

Le Panthéon (daguerréotype)

Daguerréotype précoce du Panthéon de Paris attribué à Poitevin, daté de 1842 et conservé au J. Paul Getty Museum — l'une des œuvres photographiques les plus anciennes connues de Louis-Alphonse Poitevin (1819-1882), réalisée alors qu'il n'était encore qu'un étudiant-ingénieur de 23 ans à l'École Centrale des Arts et Manufactures (promotion 1843). La planche précède de plus d'une décennie les trois brevets qui feront le nom de Poitevin dans l'histoire de la photographie : gomme bichromatée, procédé au charbon et photolithographie, tous déposés en 1855 après qu'il eut démontré que le bichromate de potassium sensibilise les colloïdes pigmentés — découverte fondatrice sur laquelle repose toute la famille des procédés alternatifs pigmentaires. Le daguerréotype à la vapeur de mercure, inventé et rendu public en 1839 par Louis-Jacques-Mandé Daguerre, était encore la technique photographique dominante lorsque Poitevin fit cette image — seulement trois ans après la publication du procédé. Le choix du sujet — le Panthéon de Paris, mausolée néoclassique de Soufflot dédié aux grands hommes de la République — concorde avec le goût des premiers daguerréotypistes pour l'architecture monumentale, dont l'immobilité tolérait de longues poses. La planche documente l'apprentissage photographique d'un futur inventeur et chimiste, avant qu'il ne réoriente le médium vers le tirage pigmentaire sans argent. Le daguerréotype à la vapeur de mercure ne fait pas partie de la pratique de Maison Picturale — mais les procédés ultérieurs de Poitevin si, et une étude architecturale parisienne de ce registre peut être réinterprétée en tirage charbon contemporain de la gamme Noir Musée ou en Aquaprint à la gomme bichromatée, selon la reformulation non-toxique de Vision Picturale.

Original conservé à : J. Paul Getty Museum

Source du fichier de référence : Getty / Wikimedia Commons (Public Domain)

Portrait posthume d'Alphonse Poitevin — Alphonse Poitevin

1883 · Reproduction (Bulletin SFP)

Portrait posthume d'Alphonse Poitevin

Portrait d'hommage posthume de Louis-Alphonse Poitevin (1819-1882) publié dans le Bulletin de la Société française de photographie en 1883, un an après sa mort — hommage imprimé par l'institution qui lui avait décerné en 1862 son Prix du Duc de Luynes pour ses travaux sur la photolithographie, et qui conserve dans ses archives nombre de ses documents fondateurs. La Société française de photographie, fondée à Paris en 1854, fut tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle la principale société savante de la recherche photographique en France et l'instance devant laquelle Poitevin présenta en 1855 les expériences établissant la photosensibilité des colloïdes pigmentés — découverte d'où surgirent ses trois brevets sur la gomme bichromatée, le procédé au charbon et la photolithographie, tous déposés la même année. Le Bulletin de la SFP, publié de manière continue à partir de 1855, servait à la fois de journal scientifique et de chroniqueur nécrologique des fondateurs du médium. Cette planche de 1883, aujourd'hui librement accessible sur Wikimedia Commons depuis les scans du Bulletin, fixe l'image canonique de Poitevin transmise par la communauté photographique de son temps : chimiste de l'École Centrale (promotion 1843), directeur industriel des salines de Dieuze, Montmorot et Gouhenans, maire de Conflans-sur-Anille (1871-1878), Chevalier de la Légion d'honneur (24 janvier 1863). En tant que reproduction posthume dans un journal savant, l'œuvre ne se prête pas à une transposition directe en procédé Maison Picturale, mais demeure une planche de référence historique et biographique accompagnant les interprétations en atelier des autres œuvres de Poitevin.

Original conservé à : Société française de photographie

Source du fichier de référence : Bulletin SFP 1883 / Wikimedia Commons (Public Domain)

Tombeau de Philippe Pot, Dijon (photolithographie) — Alphonse Poitevin

c. 1855-1860 · Photolithographie (procédé Lithophotog. Lemercier / P. Poitevin)

Tombeau de Philippe Pot, Dijon (photolithographie)

Photolithographie reproduisant la sculpture funéraire de Philippe Pot (1428-1494) — spécimen historiquement important du procédé de photolithographie de Poitevin produit en partenariat avec l'imprimeur Joseph-Rosé Lemercier et l'éditeur A.F. Lemaitre.

Original conservé à : Rijksmuseum

Source du fichier de référence : Rijksmuseum RP-F-1996-3 / Wikimedia Commons (Public Domain)

Le corpus documenté

Le reste du corpus public de Alphonse Poitevin : planches conservées dans nos archives éditoriales. Reproductibles sur demande, sans étude éditoriale dédiée.

5 planches archivées

Église de Valréas — Alphonse Poitevin

c. 1860

Église de Valréas

Négatif photographique (procédé Poitevin)

Portrait d'homme à mi-genoux, les mains croisées — Alphonse Poitevin

c. 1855-1865

Portrait d'homme à mi-genoux, les mains croisées

Négatif photographique (procédé Poitevin)

Portrait d'homme jeune, en buste, de trois-quarts à droite, un livre à la main — Alphonse Poitevin

c. 1855-1865

Portrait d'homme jeune, en buste, de trois-quarts à droite, un livre à la main

Négatif photographique (procédé Poitevin)

Donjon du château de Mondoubleau — Alphonse Poitevin

c. 1860

Donjon du château de Mondoubleau

Négatif photographique (procédé Poitevin)

Le château de la Barre à Conflans — Alphonse Poitevin

c. 1860

Le château de la Barre à Conflans

Négatif photographique (procédé Poitevin)

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Maison Picturale réalise sur commande des tirages contemporains d'après les œuvres de Alphonse Poitevin entrées dans le domaine public. Tirage à la main par les artisans tireurs Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, sur papier coton 640 g/m², signé et numéroté en édition limitée, avec certificat d'authenticité mentionnant explicitement la nature « d'après » de la réinterprétation.

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