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Vue générale des salines de Gouhenans — Alphonse Poitevin

Alphonse Poitevin · c. 1855

Vue générale des salines de Gouhenans

Année
c. 1855
Procédé d'origine
Négatif photographique (procédé Poitevin)
Conservé à
Bibliothèque nationale de France

L'essentiel à savoir

Édition
Édition limitée signée et numérotée
Authenticité
Certificat d'authenticité officiel
Chimie
Procédé non toxique (recettes Vision Picturale)
Année
c. 1855
Original conservé
Bibliothèque nationale de France
Domaine public
Depuis 1953 (CPI L.123-1)
Tireur
Maison Picturale — atelier Paris 20e
Délai
Réalisé à la main · 4 à 8 semaines

Réinterprétation Maison Picturale en charbon

À propos de cette œuvre

Vue panoramique du complexe industriel des salines de Gouhenans en Haute-Saône, où Louis-Alphonse Poitevin (1819-1882) exerça comme ingénieur-directeur de 1851 à 1855 — précisément la période durant laquelle il développa les expériences de sensibilisation des colloïdes qui aboutirent, en 1855, à ses trois brevets fondateurs sur la gomme bichromatée, le procédé au charbon et la photolithographie. Formé à l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris (promotion 1843), Poitevin mena en parallèle une carrière industrielle (salines de Dieuze, Montmorot, Gouhenans ; verreries d'Ahun-les-Mines et Folembray) et une pratique de recherche photographique qui lui valut le Prix du Duc de Luynes de la Société française de photographie en 1862 et le titre de Chevalier de la Légion d'honneur le 24 janvier 1863. Cette vue large, conservée aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de France (Gallica), est l'une des deux planches photographiques conservées de Poitevin documentant Gouhenans (avec la vue de la cour) — un autoportrait de l'environnement industriel du chimiste exactement au seuil de ses trois inventions, et un spécimen rare de topographie industrielle des années 1850 vu par les yeux de son directeur-ingénieur. La planche appartient également au corpus plus large de tirages d'essai que Poitevin produisit pour caractériser ses procédés, photographiant les lieux et monuments auxquels il avait accès lors de ses affectations et déplacements industriels. À Maison Picturale, une vue panoramique industrielle de cette nature peut être réinterprétée en tirage charbon contemporain de la gamme Noir Musée (noirs profonds en gélatine pigmentée) ou en Aquaprint à la gomme bichromatée selon la reformulation non-toxique de Vision Picturale — hommage direct à l'inventeur du procédé même.

Fichier de référence : Gallica BnF (Public Domain)

Procédé Transposition

Chaque tirage Maison Picturale est une réinterprétation matérielle de l'image. Trois lectures possibles d'une même œuvre — l'original, sa transposition la plus fidèle, et la transposition créative dans un autre procédé.

Transfert charbon multi-tons — la matière la plus permanente de toute la photographie. Réinvention contemporaine du procédé Poitevin 1855.

Procédé MP — chimie reformulée non toxique, signature Tristan Sidem.

Voir le procédé

Histoire du procédé

Le procédé charbon est inventé en 1864 par Joseph Wilson Swan, chimiste et inventeur britannique également connu pour ses travaux sur la lampe à incandescence. Il présente le procédé devant la Royal Photographic Society de Londres la même année, breveté sous le nom de Carbon Process. Le principe : une gélatine pigmentée durcie par exposition UV à travers un négatif, puis transférée sur un papier final.

Très rapidement, le charbon devient le procédé de référence des éditeurs photographiques sérieux. Les héliographes des frères Lumière à Lyon, l'Autotype Company à Londres et la maison Braun à Dornach en font leur procédé industriel pour la reproduction d'œuvres d'art destinées aux musées. Les épreuves charbon de la fin XIXe conservées au Musée d'Orsay, à la George Eastman House de Rochester et au Metropolitan Museum of Art présentent encore aujourd'hui leur densité maximale intacte.

Notre approche

Le tirage charbon Maison Picturale est une pièce unique réalisée à la main par les artisans tireurs de l'atelier 1 Passage Dagorno, Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour. Chaque épreuve charbon demande plusieurs jours de travail : préparation de la gélatine pigmentée, exposition UV, transfert sur papier final, séchage contrôlé. C'est un procédé strictement muséal, destiné aux collectionneurs sérieux et aux institutions.

Notre papier aquarelle satiné 100 % coton 640 g/m² est particulièrement adapté au charbon : son grammage soutient le transfert de gélatine pigmentée sans déformation, et sa surface satinée révèle pleinement le léger bas-relief signature du procédé en lumière rasante. Ce papier de conservation, sans azurants optiques, garantit la pérennité plurisééculaire de l'œuvre.

Dans notre atelier

1 Passage Dagorno, Paris 20e. Chaque tirage est réalisé à la main par Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, dans la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale. Édition limitée, signée et numérotée.

Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Tristan Sidem, artisan tireur
Tristan Sidem, artisan tireur
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e

Commander ce tirage

  • Tirage à la main signé Tristan Sidem & Raphaël Lebas de Lacour
  • Chimie reformulée non toxique (recettes Vision Picturale)
  • Édition limitée, numérotée, certificat d'authenticité
  • Atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
  • Délai 3 à 5 semaines · livraison France et international

Formats disponibles

  • 30 × 40 cmÀ partir de 280
  • 40 × 50 cmÀ partir de 420
  • 50 × 70 cmÀ partir de 680
  • 70 × 100 cmÀ partir de 1180
  • Sur-mesureÀ partir de 1850

Prix indicatifs — le tarif définitif dépend du procédé sélectionné, du support et de la finition.

Commander un tirage sur mesure

Tirage contemporain d'après une œuvre du domaine public (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). Réinterprétation artisanale par les artisans tireurs Maison Picturale — il ne s'agit pas d'une épreuve originale du maître. Mention « d'après [Maître] » systématique sur le tirage et sur le certificat d'authenticité.