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Primavera — Robert Demachy

Robert Demachy · c. 1896-1899

Primavera

Année
c. 1896-1899
Procédé d'origine
Gomme bichromatée
Conservé à
Private collections

L'essentiel à savoir

Édition
Édition limitée signée et numérotée
Authenticité
Certificat d'authenticité officiel
Chimie
Procédé non toxique (recettes Vision Picturale)
Année
c. 1896-1899
Original conservé
Private collections
Domaine public
Depuis 2007 (CPI L.123-1)
Tireur
Maison Picturale — atelier Paris 20e
Délai
Réalisé à la main · 4 à 8 semaines

Réinterprétation Maison Picturale en gomme bichromatée

À propos de cette œuvre

Portrait allégorique précoce d'une jeune femme en « Primavera » (le Printemps) — l'une des œuvres pictorialistes fondatrices de Demachy, datée soit de 1896 (nom de fichier Wikimedia), soit de 1899 par une citation de Robert de La Sizeranne dans La Photographie est-elle un art ? ; nous retenons la fourchette c. 1896-1899 en attendant qu'un catalogue raisonné tranche. L'œuvre appartient à la première génération pictorialiste française, les années immédiatement consécutives à la fondation du Photo-Club de Paris par Demachy et Maurice Bucquet, dont le premier Salon de Paris s'ouvre en 1894 comme contrepoids européen au Linked Ring britannique (auquel Demachy est élu en 1895). Iconographiquement, Primavera renvoie à l'allégorie quattrocentiste de Botticelli — référence savante naturelle pour un fils de banquier qui fréquentait le cercle littéraire d'Alphonse Daudet et tenait la photographie pour un département de l'art pictural plutôt que pour un instrument d'enregistrement. La mention chez La Sizeranne est elle-même un marqueur : La Photographie est-elle un art ?, publiée en 1899, est l'apologie fondatrice du pictorialisme français, et l'image de Demachy circulait comme preuve visuelle de la thèse. Techniquement, le tirage est une gomme bichromatée : gomme arabique sensibilisée au bichromate de potassium, chargée d'un pigment aquarelle, exposée sous le négatif et brossée manuellement — le halo de lumière autour de la figure est sculpté dans la matière plutôt que capté par l'optique. L'œuvre appartient à des collections privées ; les reproductions circulent par les publications d'époque dont La Sizeranne. À Maison Picturale, cette typologie allégorique est retransposée en gomme bichromatée non toxique selon la chimie reformulée par Vision Picturale, sur papier coton 640 g/m² — l'aura picturale du maître préservée sans le sensibilisateur bichromate.

Fichier de référence : Robert Demachy, 1896 — Public Domain / Wikimedia Commons

Procédé Transposition

Chaque tirage Maison Picturale est une réinterprétation matérielle de l'image. Trois lectures possibles d'une même œuvre — l'original, sa transposition la plus fidèle, et la transposition créative dans un autre procédé.

Gomme bichromatée multi-couches. Chaque pigment est posé en couche séparée — recette VP non toxique sans chrome VI.

Procédé MP — chimie reformulée non toxique, signature Tristan Sidem.

Voir le procédé

Histoire du procédé

La gomme à l'aquarelle (gumprint, gum bichromate print) est l'un des procédés photographiques les plus versatiles et les plus anciens. Son principe a été découvert par Mungo Ponton en 1839, qui observa que le papier imprégné de bichromate de potassium durcissait sous l'action de la lumière. Mais c'est Alphonse Poitevin qui, en 1855, eut l'idée de mêler un pigment aquarelle à la gomme arabique sensibilisée : en exposant cette couche sous un négatif, les zones insolées durcissent et retiennent le pigment, tandis que les zones non exposées se dissolvent au lavage.

Le gumprint a connu son âge d'or entre 1890 et 1920, au sein du mouvement pictorialiste. Des photographes comme Robert Demachy, Edward Steichen et Gertrude Käsebier l'ont utilisé pour créer des images à mi-chemin entre photographie et peinture, revendiquant la photographie comme un art à part entière. Chaque couche de couleur est appliquée, sensibilisée et exposée individuellement — un tirage en quadrichromie nécessite donc au minimum quatre passages.

Notre approche

Le gumprint réalisé par Maison Picturale est un tirage entièrement à la main, où chaque couche de couleur est un geste pictural unique.

Nous travaillons sur papier aquarelle satiné 100 % coton de 640 g/m², capable de supporter de multiples passages aquarelle sans déformation. En quadrichromie, chaque tirage nécessite quatre couches successives — cyan, magenta, jaune et noir — chacune sensibilisée, exposée et développée individuellement. Le résultat est une image aux couleurs vibrantes avec un grain et une texture impossibles à obtenir en impression numérique.

Dans notre atelier

1 Passage Dagorno, Paris 20e. Chaque tirage est réalisé à la main par Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, dans la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale. Édition limitée, signée et numérotée.

Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Tristan Sidem, artisan tireur
Tristan Sidem, artisan tireur
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e

Commander ce tirage

  • Tirage à la main signé Tristan Sidem & Raphaël Lebas de Lacour
  • Chimie reformulée non toxique (recettes Vision Picturale)
  • Édition limitée, numérotée, certificat d'authenticité
  • Atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
  • Délai 3 à 5 semaines · livraison France et international

Formats disponibles

  • 30 × 40 cmÀ partir de 280
  • 40 × 50 cmÀ partir de 420
  • 50 × 70 cmÀ partir de 680
  • 70 × 100 cmÀ partir de 1180
  • Sur-mesureÀ partir de 1850

Prix indicatifs — le tarif définitif dépend du procédé sélectionné, du support et de la finition.

Commander un tirage sur mesure

Tirage contemporain d'après une œuvre du domaine public (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). Réinterprétation artisanale par les artisans tireurs Maison Picturale — il ne s'agit pas d'une épreuve originale du maître. Mention « d'après [Maître] » systématique sur le tirage et sur le certificat d'authenticité.