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Magdeleine Guipet — Robert Demachy

Robert Demachy · c. 1905

Magdeleine Guipet

Année
c. 1905
Procédé d'origine
Gomme bichromatée
Conservé à
Bibliothèque nationale de France

L'essentiel à savoir

Édition
Édition limitée signée et numérotée
Authenticité
Certificat d'authenticité officiel
Chimie
Procédé non toxique (recettes Vision Picturale)
Année
c. 1905
Original conservé
Bibliothèque nationale de France
Domaine public
Depuis 2007 (CPI L.123-1)
Tireur
Maison Picturale — atelier Paris 20e
Délai
Réalisé à la main · 4 à 8 semaines

Réinterprétation Maison Picturale en gomme bichromatée

À propos de cette œuvre

Portrait de Magdeleine Guipet, figure parisienne photographiée par Demachy au début des années 1900. Le tirage est conservé à la Bibliothèque nationale de France et circule numériquement via Gallica, institution de mémoire photographique française où Demachy déposa une part substantielle de ses archives. L'image relève de la pratique du portrait bourgeois qui occupait Demachy parallèlement à ses œuvres allégoriques plus publiques : fils de banquier et membre du cercle littéraire d'Alphonse Daudet, il photographiait la société parisienne de la Belle Époque comme un portraitiste de la IIIe République l'aurait peinte — atmosphère pigmentaire sur ressemblance, identité dissoute dans la matière pictorialiste. Vers 1905, Demachy est au sommet de son influence européenne : co-fondateur avec Maurice Bucquet du Photo-Club de Paris (premier Salon de Paris 1894), membre du Linked Ring britannique (1895), et finalisant avec Constant Puyo la rédaction de Procédés d'art en photographie (1906), manuel codifiant gomme, huile et bromoil. Le choix d'une modèle parisienne identifiée — Magdeleine Guipet — inscrit l'œuvre dans la tradition du portrait bourgeois nommé hérité de Carolus-Duran et de Sargent, portrait de reconnaissance sociale que Demachy traduit en pigment photographique. Techniquement, le tirage est une gomme bichromatée : gomme arabique sensibilisée au bichromate de potassium, chargée d'un pigment aquarelle, exposée sous le négatif et brossée sélectivement à l'eau tiède — les traits de Magdeleine émergent du pigment comme si la photographie était un dessin au fusain. À Maison Picturale, ce type de portrait Belle Époque est retransposé en gomme bichromatée non toxique selon la chimie reformulée par Vision Picturale, sur papier coton 640 g/m² — la ressemblance picturale du maître préservée sans le risque bichromate.

Fichier de référence : Robert Demachy, c. 1905 — Public Domain / Wikimedia Commons

Procédé Transposition

Chaque tirage Maison Picturale est une réinterprétation matérielle de l'image. Trois lectures possibles d'une même œuvre — l'original, sa transposition la plus fidèle, et la transposition créative dans un autre procédé.

Gomme bichromatée multi-couches. Chaque pigment est posé en couche séparée — recette VP non toxique sans chrome VI.

Procédé MP — chimie reformulée non toxique, signature Tristan Sidem.

Voir le procédé

Histoire du procédé

La gomme à l'aquarelle (gumprint, gum bichromate print) est l'un des procédés photographiques les plus versatiles et les plus anciens. Son principe a été découvert par Mungo Ponton en 1839, qui observa que le papier imprégné de bichromate de potassium durcissait sous l'action de la lumière. Mais c'est Alphonse Poitevin qui, en 1855, eut l'idée de mêler un pigment aquarelle à la gomme arabique sensibilisée : en exposant cette couche sous un négatif, les zones insolées durcissent et retiennent le pigment, tandis que les zones non exposées se dissolvent au lavage.

Le gumprint a connu son âge d'or entre 1890 et 1920, au sein du mouvement pictorialiste. Des photographes comme Robert Demachy, Edward Steichen et Gertrude Käsebier l'ont utilisé pour créer des images à mi-chemin entre photographie et peinture, revendiquant la photographie comme un art à part entière. Chaque couche de couleur est appliquée, sensibilisée et exposée individuellement — un tirage en quadrichromie nécessite donc au minimum quatre passages.

Notre approche

Le gumprint réalisé par Maison Picturale est un tirage entièrement à la main, où chaque couche de couleur est un geste pictural unique.

Nous travaillons sur papier aquarelle satiné 100 % coton de 640 g/m², capable de supporter de multiples passages aquarelle sans déformation. En quadrichromie, chaque tirage nécessite quatre couches successives — cyan, magenta, jaune et noir — chacune sensibilisée, exposée et développée individuellement. Le résultat est une image aux couleurs vibrantes avec un grain et une texture impossibles à obtenir en impression numérique.

Dans notre atelier

1 Passage Dagorno, Paris 20e. Chaque tirage est réalisé à la main par Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, dans la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale. Édition limitée, signée et numérotée.

Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Tristan Sidem, artisan tireur
Tristan Sidem, artisan tireur
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e

Commander ce tirage

  • Tirage à la main signé Tristan Sidem & Raphaël Lebas de Lacour
  • Chimie reformulée non toxique (recettes Vision Picturale)
  • Édition limitée, numérotée, certificat d'authenticité
  • Atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
  • Délai 3 à 5 semaines · livraison France et international

Formats disponibles

  • 30 × 40 cmÀ partir de 280
  • 40 × 50 cmÀ partir de 420
  • 50 × 70 cmÀ partir de 680
  • 70 × 100 cmÀ partir de 1180
  • Sur-mesureÀ partir de 1850

Prix indicatifs — le tarif définitif dépend du procédé sélectionné, du support et de la finition.

Commander un tirage sur mesure

Tirage contemporain d'après une œuvre du domaine public (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). Réinterprétation artisanale par les artisans tireurs Maison Picturale — il ne s'agit pas d'une épreuve originale du maître. Mention « d'après [Maître] » systématique sur le tirage et sur le certificat d'authenticité.