Explorer tous les procédés non toxiques, méthodiquement
2026-01-12 · 3 min · Tristan Sidem
Une fois la chimie non toxique acquise avec l'Aquaprint, l'exploration des procédés historiques que j'avais menée dix ans plus tôt a pu reprendre, mais avec un objectif différent : non plus tester par curiosité, mais construire méthodiquement un répertoire de procédés maîtrisés, tous compatibles avec une pratique d'atelier sûre.
Le procédé au charbon a été repris en profondeur, avec une chimie de sensibilisation revue pour rester dans le même esprit non toxique que l'Aquaprint. Le Fresson reste, lui, à part : procédé fermé, transmis en famille depuis 1899, je le documente et le compare sans le pratiquer moi-même — un point de repère plutôt qu'un objectif de maîtrise.
Ce travail méthodique a débouché sur une grille de comparaison que j'utilise encore aujourd'hui pour orienter un client ou un stagiaire : le charbon pour la gamme de gris et le grand format d'exposition, l'Aquaprint pour la couleur en quadrichromie ou les teintes proches des procédés anciens, la comparaison avec le Fresson pour situer historiquement ce que ces procédés doivent à leurs ancêtres du XIXe siècle.
L'idée n'était plus de choisir un seul procédé « définitif », comme j'avais pu le penser à mes débuts, mais d'assumer qu'un atelier de tirage d'art a intérêt à maîtriser plusieurs procédés en parallèle, chacun répondant à une intention différente — une diversité que la chimie non toxique rendait enfin possible sans arbitrage sur la sécurité.