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Chêne creux, Fontainebleau — Gustave Le Gray

Image : le fichier de référence du domaine public. Votre tirage en est une interprétation réalisée à la main à l'atelier, en Platine-palladium — sa matière et sa tonalité lui sont propres.

Gustave Le Gray · c. 1855-1857

Chêne creux, Fontainebleau

Année
c. 1855-1857
Procédé d'origine
Tirage albumine à partir de négatif collodion sur verre
Conservé à
Metropolitan Museum of Art

L'essentiel à savoir

Édition
Édition limitée signée et numérotée
Authenticité
Certificat d'authenticité officiel
Chimie
Procédé non toxique (recettes Vision Picturale)
Année
c. 1855-1857
Original conservé
Metropolitan Museum of Art
Domaine public
Depuis 1955 (CPI L.123-1)
Tireur
Maison Picturale — atelier Paris 20e
Délai
Réalisé à la main · 3 à 5 semaines

Réinterprétation Maison Picturale en platine-palladium

À propos de cette œuvre

Étude rapprochée d'un chêne creux en forêt de Fontainebleau — l'un des motifs anciens et noueux que Le Gray rendit photographiquement célèbres aux côtés des peintres de l'école de Barbizon (Théodore Rousseau, Jean-François Millet, Narcisse Diaz). Jean-Baptiste Gustave Le Gray (1820-1884), formé comme peintre dans l'atelier de Paul Delaroche avant de basculer en photographie à la fin des années 1840, invente en 1851 le négatif papier ciré sec — alternative plus rapide et plus nette au calotype de Talbot, autorisant les longues poses en forêt sans chambre noire portative. Au milieu des années 1850 il travaille au tirage albumine à partir de négatifs collodion sur verre, technique utilisée ici, tout en préservant l'observation patiente et picturale héritée de Barbizon. Conservée au Metropolitan Museum of Art (Gilman Paper Company Collection, dons à partir de 1991), l'épreuve appartient à la même campagne de Fontainebleau que les célèbres études au papier ciré sec préservées au Musée d'Orsay (entrées PHO à partir de 1986) et au Getty. La forêt de Fontainebleau est, pour Le Gray, le territoire où la photographie prouve qu'elle peut tenir la même attention intime au paysage que la peinture. Il fut photographe officiel de Napoléon III, dirigea une école pour amateurs — Maxime Du Camp, Léon de Laborde, le Marquis de Bréval — réalisa les marines à négatifs combinés de 1856-1858, et finit sa carrière en exil égyptien après l'effondrement de son atelier parisien ; il meurt au Caire en 1884. Transposition Maison Picturale : la voie albumine-sur-collodion d'origine n'est pas au catalogue MP. L'équivalent contemporain non toxique est le tirage Vandyke sur papier coton 640 g/m² — procédé fer-argent reformulé de la famille du papier salé — qui restitue les tons chauds et mats et le détail patient que Le Gray cherchait pour les arbres vénérables de Fontainebleau.

Fichier de référence : Metropolitan Museum of Art Open Access / Wikimedia Commons (Public Domain)

Procédé Transposition

Tirer comme Gustave Le Gray aujourd'hui — sans les toxiques.

Chaque tirage Maison Picturale est une réinterprétation matérielle de l'image. Trois lectures possibles d'une même œuvre — l'original, sa transposition la plus fidèle, et la transposition créative dans un autre procédé.

Métaux nobles — platine et palladium — sur papier coton 640 g/m². La gamme tonale la plus longue de toute la photographie analogique.

Procédé MP — chimie reformulée non toxique, signature Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour.

Voir le procédé

Histoire du procédé

Le platinotype est inventé en 1873 par l'ingénieur britannique William Willis, qui dépose la même année le brevet du procédé sous le nom Platinotype Process. Willis fonde en 1879 la Platinotype Company, qui commercialise les papiers sensibilisés au platine en Europe pendant plusieurs décennies. Le palladium est introduit au début du XXe siècle comme variante économique, sans rien céder sur la qualité tonale.

Le platine-palladium devient rapidement le procédé de prédilection des maîtres de la photographie d'art. Alfred Stieglitz, Edward Weston, Alvin Langdon Coburn et Frederick H. Evans en font leur procédé signature, et leurs épreuves originales conservées à la Royal Photographic Society de Londres, à la George Eastman House de Rochester et au Metropolitan Museum of Art de New York témoignent encore aujourd'hui de la perfection tonale du platine. Stieglitz écrivait que le platine offrait une échelle de gris plus étendue que tout autre procédé.

Notre approche

Chaque tirage platine-palladium réalisé à l'atelier 1 Passage Dagorno est une pièce unique en édition très limitée, destinée aux collectionneurs sérieux et aux institutions. Le coût des sels de platine et de palladium, métaux nobles dont les cours suivent ceux des marchés financiers, en fait notre procédé haut de gamme. Chaque épreuve est préparée, sensibilisée et développée à la main par nos artisans tireurs.

Notre papier aquarelle satiné 100 % coton 640 g/m² est particulièrement adapté au platine-palladium : sa fibre coton pure, sans azurants optiques ni additifs alcalins, permet aux sels métalliques de s'inscrire en profondeur dans le papier, et sa surface satinée révèle pleinement la tonalité chaude unique et l'échelle tonale exceptionnelle du procédé.

Dans notre atelier

1 Passage Dagorno, Paris 20e. Chaque tirage est réalisé à la main par Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, dans la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale. Édition limitée, signée et numérotée.

Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Tristan Sidem, artisan tireur
Tristan Sidem, artisan tireur
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e

Commander ce tirage

  • Tirage à la main signé Tristan Sidem & Raphaël Lebas de Lacour
  • Chimie reformulée non toxique (recettes Vision Picturale)
  • Édition limitée, numérotée, certificat d'authenticité
  • Atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
  • Délai 3 à 5 semaines · livraison France et international

Formats et tarifs

  • ProcédéPlatine-palladium
  • Coquille44 × 56 cm200 €
  • Jésus56 × 76 cm400 €
  • Grand Aigle76 × 112 cm600 €
  • Univers100 × 140 cm1 200 €

Tarifs fermes : ils découlent du procédé et du format, comme sur nos pages Procédés. Papier 100 % coton 640 g/m², bords frangés. Les formats proposés dépendent de la définition du fichier de référence dont nous disposons pour cette œuvre.

Tirage contemporain d'après une œuvre du domaine public (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). Réinterprétation artisanale par les artisans tireurs Maison Picturale — il ne s'agit pas d'une épreuve originale du maître. Mention « d'après [Maître] » systématique sur le tirage et sur le certificat d'authenticité.