Aller au contenu principal
Château de Chenonceau — Gustave Le Gray

Image : le fichier de référence du domaine public. Votre tirage en est une interprétation réalisée à la main à l'atelier, en Platine-palladium — sa matière et sa tonalité lui sont propres.

Gustave Le Gray · 1851

Château de Chenonceau

Année
1851
Procédé d'origine
Tirage papier salé à partir de négatif papier ciré sec
Conservé à
Bibliothèque nationale de France · Médiathèque du Patrimoine

L'essentiel à savoir

Édition
Édition limitée signée et numérotée
Authenticité
Certificat d'authenticité officiel
Chimie
Procédé non toxique (recettes Vision Picturale)
Année
1851
Original conservé
Bibliothèque nationale de France
Domaine public
Depuis 1955 (CPI L.123-1)
Tireur
Maison Picturale — atelier Paris 20e
Délai
Réalisé à la main · 3 à 5 semaines

Réinterprétation Maison Picturale en platine-palladium

À propos de cette œuvre

Parmi les toutes premières photographies de Chenonceau, réalisée dans le cadre de la Mission Héliographique de 1851 — première commande publique photographique de l'histoire. Jean-Baptiste Gustave Le Gray (1820-1884), formé dans l'atelier du peintre Paul Delaroche et inventeur cette même année du négatif papier ciré sec — alternative plus rapide, plus nette et plus transportable au calotype de Talbot — fait partie des cinq photographes (avec Hippolyte Bayard, Édouard Baldus, Henri Le Secq et Auguste Mestral) envoyés par la Commission des Monuments Historiques pour documenter le patrimoine médiéval et renaissant menacé par l'abandon ou la restauration. Chenonceau, avec ses arches du XVIe siècle enjambant le Cher, est au cœur de la campagne ligérienne de Le Gray. Le négatif papier ciré sec, exposé en longues poses patientes, produit l'enveloppe tonale douce et les ombres translucides visibles sur cette épreuve (conservée à la Bibliothèque nationale de France et à la Médiathèque du Patrimoine, archive officielle de la Mission). Le Gray deviendra ensuite photographe officiel de Napoléon III, dirigera une école pour amateurs — Maxime Du Camp, Léon de Laborde, le Marquis de Bréval — et signera les marines à négatifs combinés de 1856-1858 (La Grande Vague à Sète, Le Brick), avant que la faillite ne l'oblige à l'exil égyptien en 1860 ; il meurt au Caire en 1884. Transposition Maison Picturale : le papier salé d'origine à partir de négatif papier ciré sec appartient à la chaîne historique papier-papier. L'équivalent contemporain non toxique au catalogue MP est le tirage Vandyke sur papier coton 640 g/m² — procédé fer-argent reformulé de la famille du papier salé, restituant la tonalité chaude et mate de la tradition de la Mission Héliographique.

Fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

Procédé Transposition

Tirer comme Gustave Le Gray aujourd'hui — sans les toxiques.

Chaque tirage Maison Picturale est une réinterprétation matérielle de l'image. Trois lectures possibles d'une même œuvre — l'original, sa transposition la plus fidèle, et la transposition créative dans un autre procédé.

Métaux nobles — platine et palladium — sur papier coton 640 g/m². La gamme tonale la plus longue de toute la photographie analogique.

Procédé MP — chimie reformulée non toxique, signature Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour.

Voir le procédé

Histoire du procédé

Le platinotype est inventé en 1873 par l'ingénieur britannique William Willis, qui dépose la même année le brevet du procédé sous le nom Platinotype Process. Willis fonde en 1879 la Platinotype Company, qui commercialise les papiers sensibilisés au platine en Europe pendant plusieurs décennies. Le palladium est introduit au début du XXe siècle comme variante économique, sans rien céder sur la qualité tonale.

Le platine-palladium devient rapidement le procédé de prédilection des maîtres de la photographie d'art. Alfred Stieglitz, Edward Weston, Alvin Langdon Coburn et Frederick H. Evans en font leur procédé signature, et leurs épreuves originales conservées à la Royal Photographic Society de Londres, à la George Eastman House de Rochester et au Metropolitan Museum of Art de New York témoignent encore aujourd'hui de la perfection tonale du platine. Stieglitz écrivait que le platine offrait une échelle de gris plus étendue que tout autre procédé.

Notre approche

Chaque tirage platine-palladium réalisé à l'atelier 1 Passage Dagorno est une pièce unique en édition très limitée, destinée aux collectionneurs sérieux et aux institutions. Le coût des sels de platine et de palladium, métaux nobles dont les cours suivent ceux des marchés financiers, en fait notre procédé haut de gamme. Chaque épreuve est préparée, sensibilisée et développée à la main par nos artisans tireurs.

Notre papier aquarelle satiné 100 % coton 640 g/m² est particulièrement adapté au platine-palladium : sa fibre coton pure, sans azurants optiques ni additifs alcalins, permet aux sels métalliques de s'inscrire en profondeur dans le papier, et sa surface satinée révèle pleinement la tonalité chaude unique et l'échelle tonale exceptionnelle du procédé.

Dans notre atelier

1 Passage Dagorno, Paris 20e. Chaque tirage est réalisé à la main par Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, dans la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale. Édition limitée, signée et numérotée.

Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Le procédé en cours — chaque couche posée à la main
Tristan Sidem, artisan tireur
Tristan Sidem, artisan tireur
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
L'atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e

Commander ce tirage

  • Tirage à la main signé Tristan Sidem & Raphaël Lebas de Lacour
  • Chimie reformulée non toxique (recettes Vision Picturale)
  • Édition limitée, numérotée, certificat d'authenticité
  • Atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
  • Délai 3 à 5 semaines · livraison France et international

Formats et tarifs

  • ProcédéPlatine-palladium
  • Coquille44 × 56 cm200 €
  • Jésus56 × 76 cm400 €
  • Grand Aigle76 × 112 cm600 €
  • Univers100 × 140 cm1 200 €

Tarifs fermes : ils découlent du procédé et du format, comme sur nos pages Procédés. Papier 100 % coton 640 g/m², bords frangés. Les formats proposés dépendent de la définition du fichier de référence dont nous disposons pour cette œuvre.

Tirage contemporain d'après une œuvre du domaine public (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). Réinterprétation artisanale par les artisans tireurs Maison Picturale — il ne s'agit pas d'une épreuve originale du maître. Mention « d'après [Maître] » systématique sur le tirage et sur le certificat d'authenticité.