
Adolphe Braun · 1860
Chutes du Reichenbach
- Année
- 1860
- Procédé d'origine
- Tirage albuminé
- Conservé à
- Museum of Fine Arts, Houston
L'essentiel à savoir
- Édition
- Édition limitée signée et numérotée
- Authenticité
- Certificat d'authenticité officiel
- Chimie
- Procédé non toxique (recettes Vision Picturale)
- Année
- 1860
- Original conservé
- Museum of Fine Arts, Houston
- Domaine public
- Depuis 1948 (CPI L.123-1)
- Tireur
- Maison Picturale — atelier Paris 20e
- Délai
- Réalisé à la main · 4 à 8 semaines
Réinterprétation Maison Picturale en platine-palladium
À propos de cette œuvre
Composition verticale dramatique des chutes du Reichenbach dans l'Oberland bernois (Suisse), site même que Sir Arthur Conan Doyle choisira plus tard pour la confrontation de Sherlock Holmes avec le professeur Moriarty en 1893. La photographie appartient à la série « Helvetia » produite par Jean Adolphe Braun (1812-1877), photographe-industriel alsacien fondateur de la maison Braun à Dornach dans les années 1850, élevée au rang d'entreprise industrielle vers 1860 — moment où il lance ses campagnes alpines systématiques destinées au marché touristique bourgeois en pleine expansion. Les vues suisses consacrent Braun à l'international comme le photographe alpin majeur de sa génération et préfigurent son virage industriel vers le tirage au charbon, dont il acquiert la licence Swan en 1864 pour en devenir le premier industrialisateur européen — jusqu'à 200 employés à Dornach pour produire les reproductions permanentes au charbon du Louvre, du Vatican et du British Museum. Le cadrage vertical, avec la cascade plongeant à travers une gorge profonde jusqu'au premier plan, répond délibérément à la peinture romantique et affirme la prétention de la photographie au statut d'art. Les exemplaires de la série « Helvetia » sont répartis entre le Museum of Fine Arts de Houston, le Musée Unterlinden de Colmar (dépositaire principal des archives Braun), le Metropolitan Museum of Art et le Cleveland Museum of Art. Procédé Transposition Maison Picturale : cette vue alpine est réinterprétée en tirage charbon monochrome direct grâce à la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale, avec gélatine pigmentée en feuilles Noir Musée ou Couleur Profonde, transfert sur papier coton 640 g/m² — équivalent contemporain direct du charbon industrialisé par Braun, qui restitue la profondeur tonale de la roche, de l'écume et de l'ombre, sans la toxicité du bichromate du workflow Swan-Braun original.
Fichier de référence : Wikimedia Commons / MFA Houston / Google Art Project
Procédé Transposition
Chaque tirage Maison Picturale est une réinterprétation matérielle de l'image. Trois lectures possibles d'une même œuvre — l'original, sa transposition la plus fidèle, et la transposition créative dans un autre procédé.
Métaux nobles — platine et palladium — sur papier coton 640 g/m². La gamme tonale la plus longue de toute la photographie analogique.
Procédé MP — chimie reformulée non toxique, signature Tristan Sidem.
Voir le procédéHistoire du procédé
Le platinotype est inventé en 1873 par l'ingénieur britannique William Willis, qui dépose la même année le brevet du procédé sous le nom Platinotype Process. Willis fonde en 1879 la Platinotype Company, qui commercialise les papiers sensibilisés au platine en Europe pendant plusieurs décennies. Le palladium est introduit au début du XXe siècle comme variante économique, sans rien céder sur la qualité tonale.
Le platine-palladium devient rapidement le procédé de prédilection des maîtres de la photographie d'art. Alfred Stieglitz, Edward Weston, Alvin Langdon Coburn et Frederick H. Evans en font leur procédé signature, et leurs épreuves originales conservées à la Royal Photographic Society de Londres, à la George Eastman House de Rochester et au Metropolitan Museum of Art de New York témoignent encore aujourd'hui de la perfection tonale du platine. Stieglitz écrivait que le platine offrait une échelle de gris plus étendue que tout autre procédé.
Notre approche
Chaque tirage platine-palladium réalisé à l'atelier 1 Passage Dagorno est une pièce unique en édition très limitée, destinée aux collectionneurs sérieux et aux institutions. Le coût des sels de platine et de palladium, métaux nobles dont les cours suivent ceux des marchés financiers, en fait notre procédé haut de gamme. Chaque épreuve est préparée, sensibilisée et développée à la main par nos artisans tireurs.
Notre papier aquarelle satiné 100 % coton 640 g/m² est particulièrement adapté au platine-palladium : sa fibre coton pure, sans azurants optiques ni additifs alcalins, permet aux sels métalliques de s'inscrire en profondeur dans le papier, et sa surface satinée révèle pleinement la tonalité chaude unique et l'échelle tonale exceptionnelle du procédé.
Dans notre atelier
1 Passage Dagorno, Paris 20e. Chaque tirage est réalisé à la main par Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, dans la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale. Édition limitée, signée et numérotée.



Commander ce tirage
- Tirage à la main signé Tristan Sidem & Raphaël Lebas de Lacour
- Chimie reformulée non toxique (recettes Vision Picturale)
- Édition limitée, numérotée, certificat d'authenticité
- Atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
- Délai 3 à 5 semaines · livraison France et international
Formats disponibles
- 30 × 40 cmÀ partir de 280€
- 40 × 50 cmÀ partir de 420€
- 50 × 70 cmÀ partir de 680€
- 70 × 100 cmÀ partir de 1180€
- Sur-mesureÀ partir de 1850€
Prix indicatifs — le tarif définitif dépend du procédé sélectionné, du support et de la finition.
Tirage contemporain d'après une œuvre du domaine public (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). Réinterprétation artisanale par les artisans tireurs Maison Picturale — il ne s'agit pas d'une épreuve originale du maître. Mention « d'après [Maître] » systématique sur le tirage et sur le certificat d'authenticité.



