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Julia Margaret Cameron
Bibliothèque

1815-1879 · Britannique

Julia Margaret Cameron

Julia Margaret Cameron (1815-1879) est la photographe britannique qui a réinventé le portrait comme art majeur. Travaillant en tirages albumine depuis de grands négatifs au collodion humide sur verre, dans son Dimbola Lodge sur l'île de Wight, elle a photographié Tennyson, Darwin, Herschel et Carlyle, ainsi que des allégories d'inspiration préraphaélite qui annoncent le pictorialisme de trois décennies.

Domaine public depuis 1950 · CPI L.123-1

Conservé à

  • Victoria & Albert Museum, London
  • Metropolitan Museum of Art
  • J. Paul Getty Museum
  • Royal Photographic Society / Science Museum Group (Bradford)
  • National Portrait Gallery, London
  • Princeton University Art Museum
  • George Eastman Museum, Rochester
  • National Media Museum, Bradford

Écrits de référence

  • Annals of My Glass House (autobiographical fragment, 1874; first published 1889 in The Photographic Journal)
  • Illustrations to Tennyson's 'Idylls of the King and Other Poems' (Henry S. King & Co., London, 1875) — two volumes with 24 albumen prints

Née Julia Margaret Pattle à Calcutta en 1815 — sixième des sept sœurs Pattle qui marqueront la société artistique victorienne —, Cameron reçoit son premier appareil photographique en cadeau de sa fille et de son gendre en décembre 1863, à l'âge de 48 ans. En quelques mois, elle a transformé le poulailler de Dimbola Lodge (Freshwater, île de Wight) en studio sous verrière et la cave à charbon en chambre noire. Sa méthode rompt avec toutes les conventions contemporaines : poses longues de trois à sept minutes, cadrages serrés, flou volontaire, et tirages depuis de grands négatifs au collodion humide de 12 × 15 pouces. Les critiques se moquent des tirages brouillés et des rayures visibles ; Cameron les défend comme la trace du « sentiment et de la vie » plutôt que d'une reproduction mécanique. Elle photographie Alfred, Lord Tennyson (son voisin sur l'île de Wight), Sir John Herschel (son mentor en chimie photographique), Charles Darwin, Thomas Carlyle, Robert Browning, G. F. Watts, Ellen Terry et Alice Liddell — modèle de l'Alice de Lewis Carroll. Au-delà du portrait, ses compositions allégoriques et arthuriennes (Vivien et Merlin, La Nymphe de la montagne Douce Liberté, Pomone) traduisent la peinture préraphaélite en clair-obscur photographique. Elle illustre les Idylles du Roi de Tennyson en 1875 par douze grands tirages albumine — premier livre photographique d'envergure à illustrer une œuvre littéraire majeure. Sa carrière active dure à peine douze ans : elle embarque pour Ceylan avec sa famille en 1875 et y meurt en janvier 1879. Le Victoria & Albert Museum conserve la plus grande collection de son œuvre ; le MET, le Getty, la National Portrait Gallery de Londres, la Royal Photographic Society (Bradford) et Princeton constituent les autres dépôts majeurs. Cameron est entrée dans le domaine public en France le 1er janvier 1950 (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). À Maison Picturale, ses portraits en clair-obscur et ses compositions allégoriques peuvent être réinterprétés en tirages platine-palladium sur papier coton 640 g/m² — l'héritier monochrome non-toxique de sa tradition albumine, signés par les artisans tireurs.

Procédés signature

Les procédés alternatifs pratiqués par Julia Margaret Cameron, que Maison Picturale tire aujourd'hui selon la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale.

Œuvres essentielles

Sélection commentée d'œuvres de Julia Margaret Cameron entrées dans le domaine public, réinterprétables en tirages contemporains par les artisans de Maison Picturale. Chaque fiche détaille le procédé d'origine et son équivalent à l'atelier.

Tirage d'après — mention systématique sur le certificat d'authenticité.

1872 · Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

J'attends

Portrait de Rachel Gurney en enfant ailé — l'une des compositions allégoriques les plus reproduites de Cameron. Le modèle de quatre ans, fille d'amis de Cameron, soutient le regard avec une franchise désarmante ; le flou et le clair-obscur effacent la distance entre putto renaissant et enfant victorien.

Original conservé à : Victoria & Albert Museum, London · Metropolitan Museum of Art · J. Paul Getty Museum

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

1867 · Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

Portrait de Sir John Herschel

Le portrait par Cameron de son vieil ami et mentor — l'astronome qui inventa les mots « photographie », « positif » et « négatif ». Elle peigna ses cheveux blancs en auréole de lumière avant la séance ; Herschel avait soixante-quinze ans. Souvent décrit comme le plus grand portrait de scientifique jamais réalisé.

Original conservé à : Victoria & Albert Museum, London · National Portrait Gallery, London · Metropolitan Museum of Art

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

1865 · Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

Alfred, Lord Tennyson (« Le Moine sale »)

Le poète lauréat tel qu'il se voyait — Tennyson surnomma ce portrait « Le Moine sale » et le choisit en frontispice de son Cabinet Edition. Cameron et Tennyson étaient voisins sur l'île de Wight ; cette image l'imposa comme la portraitiste de l'establishment littéraire.

Original conservé à : Victoria & Albert Museum, London · National Portrait Gallery, London · Metropolitan Museum of Art

Source du fichier de référence : Google Art Project / Wikimedia Commons (Public Domain)

c. 1868 · Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

Portrait de Charles Darwin

Darwin posa pour Cameron en 1868 lors d'un séjour familial sur l'île de Wight, neuf ans après De l'origine des espèces. Le portrait — front lourd, regard enfoncé, barbe non taillée — devint l'image canonique du naturaliste et illustra ses nécrologies quatorze ans plus tard.

Original conservé à : Metropolitan Museum of Art · National Portrait Gallery, London · Royal Photographic Society / Bradford

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

1872 · Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

Pomone (Alice Liddell)

Alice Liddell — l'Alice originelle du Pays des Merveilles de Lewis Carroll — à vingt ans, posée en déesse romaine des arbres fruitiers. Cameron la photographia trois fois en 1872 sous l'identité de figures mythologiques ; cette Pomone est la plus reproduite de la série.

Original conservé à : Victoria & Albert Museum, London · Metropolitan Museum of Art · J. Paul Getty Museum

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

1874 · Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

Vivien et Merlin

De la série Idylles du Roi — illustrations de Cameron pour le cycle arthurien de Tennyson, publiées en 1875. Vivien (Agnes Mangles) ensorcelle le mage Merlin (le mari de Cameron, Charles Hay Cameron, posant en sage barbu) dans un emprisonnement éternel. Un tableau mis en scène qui annonce le cinéma.

Original conservé à : Metropolitan Museum of Art · Victoria & Albert Museum, London · Royal Photographic Society / Bradford

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

1867 · Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

Thomas Carlyle

Le sage victorien en bloc de granit — le visage rocailleux de Carlyle émergeant de l'obscurité absolue. Cameron qualifia l'image de « bloc brut sculpté par Michel-Ange » et la formule resta. Influence majeure sur le portrait expressionniste ultérieur.

Original conservé à : Victoria & Albert Museum, London · National Portrait Gallery, London · J. Paul Getty Museum

Source du fichier de référence : Google Art Project / Wikimedia Commons (Public Domain)

1865 · Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

Le Murmure de la Muse

Portrait du peintre George Frederic Watts tenant un violon, avec deux jeunes filles (Lizzie Koewen et Kate Keown) figurant les Muses penchées sur lui. L'une des déclarations les plus explicites de Cameron sur l'artiste recevant l'inspiration divine.

Original conservé à : Victoria & Albert Museum, London · J. Paul Getty Museum · Royal Photographic Society / Bradford

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

1866 · Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

La Nymphe de la montagne, Douce Liberté

Un regard frontal — titre emprunté à L'Allegro de Milton. Le portrait de Cameron au sentiment le plus moderne : une femme non identifiée (probablement Mary Hillier, modèle favori de Cameron et domestique de Dimbola) cadrée sans accessoires, le flou tirant son visage au premier plan comme un Vermeer.

Original conservé à : Metropolitan Museum of Art · Victoria & Albert Museum, London · J. Paul Getty Museum

Source du fichier de référence : Metropolitan Museum of Art Open Access / Wikimedia Commons (Public Domain)

1866 · Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

Beatrice (May Prinsep)

May Prinsep — nièce et modèle récurrent de Cameron — en Beatrice Cenci, la noble Renaissance exécutée en 1599 dont Cameron citait directement le portrait par Guido Reni. Demi-tour par-dessus l'épaule, drapé blanc, yeux humides. Une pierre angulaire de la pratique « à la manière des maîtres anciens » de Cameron.

Original conservé à : Metropolitan Museum of Art · Victoria & Albert Museum, London

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

1864 · Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

Annie, mon premier succès

Annie Philpot, fille d'amis âgée de neuf ans, photographiée en janvier 1864 — le deuxième mois de Cameron avec un appareil. Cameron inscrivit sur le tirage « Mon premier succès » et l'offrit au père d'Annie. L'image fondatrice de sa pratique.

Original conservé à : Victoria & Albert Museum, London · Royal Photographic Society / Bradford

Source du fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)

Le corpus documenté

Le reste du corpus public de Julia Margaret Cameron : planches conservées dans nos archives éditoriales. Reproductibles sur demande, sans étude éditoriale dédiée.

3 planches archivées

1869

Le Baiser de paix

Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

1864

Sadness (Ellen Terry)

Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

1865

Sappho

Tirage albumine à partir de négatif au collodion humide sur verre

Commander un tirage d'après Julia Margaret Cameron

Maison Picturale réalise sur commande des tirages contemporains d'après les œuvres de Julia Margaret Cameron entrées dans le domaine public. Tirage à la main par les artisans tireurs Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, sur papier coton 640 g/m², signé et numéroté en édition limitée, avec certificat d'authenticité mentionnant explicitement la nature « d'après » de la réinterprétation.

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