
Frank Eugene · 1924
Autoportrait
- Année
- 1924
- Procédé d'origine
- Tirage platine
- Conservé à
- Metropolitan Museum of Art
L'essentiel à savoir
- Édition
- Édition limitée signée et numérotée
- Authenticité
- Certificat d'authenticité officiel
- Chimie
- Procédé non toxique (recettes Vision Picturale)
- Année
- 1924
- Original conservé
- Metropolitan Museum of Art
- Domaine public
- Depuis 2007 (CPI L.123-1)
- Tireur
- Maison Picturale — atelier Paris 20e
- Délai
- Réalisé à la main · 4 à 8 semaines
Réinterprétation Maison Picturale en platine-palladium
À propos de cette œuvre
Autoportrait de fin de carrière réalisé en 1924, conservé au Metropolitan Museum of Art dans la collection historique Alfred Stieglitz (MET DP72001), fait par Eugene pendant son professorat à Leipzig à la Königliche Akademie für Graphische Künste und Buchgewerbe. Vingt-six ans après l'autoportrait théâtral L'Homme en armure (1898) et onze ans après le Selbstbildnis de 1913 — image-consécration prise lors de sa nomination à la première chaire universitaire mondiale de photographie picturale — ce portrait de 1924 montre un peintre-photographe mature, presque testamentaire, à la fin de ses années d'enseignement, trois ans avant sa retraite de l'Akademie en 1927. La pose est sobre, frontale, dépouillée de mise en scène allégorique : Eugene fait face à son propre appareil en maître artisan documentant son propre visage à l'instant de la maturité disciplinaire. Le tirage platine montre la retenue tardive d'Eugene quant à l'intervention au négatif rayé — hachures minimales réservées au fond, laissant le visage modelé dominer — économie pictorialiste qui contraste avec les gravures denses et picturales de ses années munichoises (Adam et Ève, Brigitta). Acquis par le MET via Stieglitz, ce tirage est une pièce clé du legs Stieglitz de 1933 documentant les fondateurs survivants de la Photo-Secession. Il complète sans dupliquer le Selbstbildnis de 1913 conservé au Münchner Stadtmuseum : les deux autoportraits encadrent le début et la fin du professorat de Leipzig, formant un document biographique apparié. Pour Maison Picturale, ce tirage sert de modèle au protocole contemporain d'autoportrait platine-palladium : négatif numérique gravé sélectivement au burin, contact-tirage sur papier palladium enduit à la main, dans la généalogie de la pratique du portrait rayé qu'Eugene a institutionnalisée à Leipzig.
Fichier de référence : Wikimedia Commons / MET Open Access (CC0)
Procédé Transposition
Chaque tirage Maison Picturale est une réinterprétation matérielle de l'image. Trois lectures possibles d'une même œuvre — l'original, sa transposition la plus fidèle, et la transposition créative dans un autre procédé.
Métaux nobles — platine et palladium — sur papier coton 640 g/m². La gamme tonale la plus longue de toute la photographie analogique.
Procédé MP — chimie reformulée non toxique, signature Tristan Sidem.
Voir le procédéHistoire du procédé
Le platinotype est inventé en 1873 par l'ingénieur britannique William Willis, qui dépose la même année le brevet du procédé sous le nom Platinotype Process. Willis fonde en 1879 la Platinotype Company, qui commercialise les papiers sensibilisés au platine en Europe pendant plusieurs décennies. Le palladium est introduit au début du XXe siècle comme variante économique, sans rien céder sur la qualité tonale.
Le platine-palladium devient rapidement le procédé de prédilection des maîtres de la photographie d'art. Alfred Stieglitz, Edward Weston, Alvin Langdon Coburn et Frederick H. Evans en font leur procédé signature, et leurs épreuves originales conservées à la Royal Photographic Society de Londres, à la George Eastman House de Rochester et au Metropolitan Museum of Art de New York témoignent encore aujourd'hui de la perfection tonale du platine. Stieglitz écrivait que le platine offrait une échelle de gris plus étendue que tout autre procédé.
Notre approche
Chaque tirage platine-palladium réalisé à l'atelier 1 Passage Dagorno est une pièce unique en édition très limitée, destinée aux collectionneurs sérieux et aux institutions. Le coût des sels de platine et de palladium, métaux nobles dont les cours suivent ceux des marchés financiers, en fait notre procédé haut de gamme. Chaque épreuve est préparée, sensibilisée et développée à la main par nos artisans tireurs.
Notre papier aquarelle satiné 100 % coton 640 g/m² est particulièrement adapté au platine-palladium : sa fibre coton pure, sans azurants optiques ni additifs alcalins, permet aux sels métalliques de s'inscrire en profondeur dans le papier, et sa surface satinée révèle pleinement la tonalité chaude unique et l'échelle tonale exceptionnelle du procédé.
Dans notre atelier
1 Passage Dagorno, Paris 20e. Chaque tirage est réalisé à la main par Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, dans la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale. Édition limitée, signée et numérotée.



Commander ce tirage
- Tirage à la main signé Tristan Sidem & Raphaël Lebas de Lacour
- Chimie reformulée non toxique (recettes Vision Picturale)
- Édition limitée, numérotée, certificat d'authenticité
- Atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
- Délai 3 à 5 semaines · livraison France et international
Formats disponibles
- 30 × 40 cmÀ partir de 280€
- 40 × 50 cmÀ partir de 420€
- 50 × 70 cmÀ partir de 680€
- 70 × 100 cmÀ partir de 1180€
- Sur-mesureÀ partir de 1850€
Prix indicatifs — le tarif définitif dépend du procédé sélectionné, du support et de la finition.
Tirage contemporain d'après une œuvre du domaine public (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). Réinterprétation artisanale par les artisans tireurs Maison Picturale — il ne s'agit pas d'une épreuve originale du maître. Mention « d'après [Maître] » systématique sur le tirage et sur le certificat d'authenticité.



