
Frank Eugene · ca. 1906
Prince Luitpold au cheval à bascule
- Année
- ca. 1906
- Procédé d'origine
- Tirage platine
- Conservé à
- Münchner Stadtmuseum
L'essentiel à savoir
- Édition
- Édition limitée signée et numérotée
- Authenticité
- Certificat d'authenticité officiel
- Chimie
- Procédé non toxique (recettes Vision Picturale)
- Année
- ca. 1906
- Original conservé
- Münchner Stadtmuseum
- Domaine public
- Depuis 2007 (CPI L.123-1)
- Tireur
- Maison Picturale — atelier Paris 20e
- Délai
- Réalisé à la main · 4 à 8 semaines
Réinterprétation Maison Picturale en platine-palladium
À propos de cette œuvre
Portrait royal du jeune prince Luitpold de Bavière (1901-1914), arrière-petit-fils du Prinzregent Luitpold qui régna sur la Bavière comme régent de 1886 à 1912, posant à côté de son cheval à bascule vers 1906 — année où Eugene s'installe définitivement de New York en Allemagne et commence la phase munichoise de sa carrière. Le tirage platine est conservé au Münchner Stadtmuseum, institution-ancre allemande du corpus d'Eugene. Le portrait est un document clé de l'accès privilégié d'Eugene à la cour bavaroise : photographe expatrié américain formé à l'Akademie der Bildenden Künste, Eugene opère à l'intersection de l'aristocratie bavaroise, de la scène moderniste munichoise et du réseau international de la Photo-Secession, et cette commande de l'héritier-désigné (le prince Luitpold meurt à 13 ans en 1914 de poliomyélite, sans jamais accéder au trône auquel sa lignée le destinait) documente le mécénat institutionnel qui soutenait la photographie pictorialiste dans la Bavière d'avant la Première Guerre mondiale. Le jeune prince est photographié debout en tenue de cour enfantine à côté d'un cheval à bascule en bois — cadre domestique presque intime qui contraste avec le portrait d'État formel des peintres de cour et qui montre la veine pictorialiste plus tendre d'Eugene, centrée sur la modelation tonale plutôt que sur l'intervention rayée. Le tirage montre un travail au négatif rayé retenu, appliqué seulement au fond pour adoucir le ton ambiant, la figure laissée intacte en demi-teintes platines pures. Cette commande contribue à positionner Eugene pour sa nomination de Professeur royal à Leipzig en 1913. Pour Maison Picturale, le portrait de Prinz Luitpold est le module portrait-d'enfant du cursus platine-palladium : négatif numérique contemporain gravé sélectivement au burin, contact-tirage sur palladium enduit à la main, en continuité avec la pratique du portrait bavarois d'Eugene.
Fichier de référence : Wikimedia Commons (Public Domain)
Procédé Transposition
Chaque tirage Maison Picturale est une réinterprétation matérielle de l'image. Trois lectures possibles d'une même œuvre — l'original, sa transposition la plus fidèle, et la transposition créative dans un autre procédé.
Métaux nobles — platine et palladium — sur papier coton 640 g/m². La gamme tonale la plus longue de toute la photographie analogique.
Procédé MP — chimie reformulée non toxique, signature Tristan Sidem.
Voir le procédéHistoire du procédé
Le platinotype est inventé en 1873 par l'ingénieur britannique William Willis, qui dépose la même année le brevet du procédé sous le nom Platinotype Process. Willis fonde en 1879 la Platinotype Company, qui commercialise les papiers sensibilisés au platine en Europe pendant plusieurs décennies. Le palladium est introduit au début du XXe siècle comme variante économique, sans rien céder sur la qualité tonale.
Le platine-palladium devient rapidement le procédé de prédilection des maîtres de la photographie d'art. Alfred Stieglitz, Edward Weston, Alvin Langdon Coburn et Frederick H. Evans en font leur procédé signature, et leurs épreuves originales conservées à la Royal Photographic Society de Londres, à la George Eastman House de Rochester et au Metropolitan Museum of Art de New York témoignent encore aujourd'hui de la perfection tonale du platine. Stieglitz écrivait que le platine offrait une échelle de gris plus étendue que tout autre procédé.
Notre approche
Chaque tirage platine-palladium réalisé à l'atelier 1 Passage Dagorno est une pièce unique en édition très limitée, destinée aux collectionneurs sérieux et aux institutions. Le coût des sels de platine et de palladium, métaux nobles dont les cours suivent ceux des marchés financiers, en fait notre procédé haut de gamme. Chaque épreuve est préparée, sensibilisée et développée à la main par nos artisans tireurs.
Notre papier aquarelle satiné 100 % coton 640 g/m² est particulièrement adapté au platine-palladium : sa fibre coton pure, sans azurants optiques ni additifs alcalins, permet aux sels métalliques de s'inscrire en profondeur dans le papier, et sa surface satinée révèle pleinement la tonalité chaude unique et l'échelle tonale exceptionnelle du procédé.
Dans notre atelier
1 Passage Dagorno, Paris 20e. Chaque tirage est réalisé à la main par Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour, dans la chimie reformulée non toxique de Vision Picturale. Édition limitée, signée et numérotée.



Commander ce tirage
- Tirage à la main signé Tristan Sidem & Raphaël Lebas de Lacour
- Chimie reformulée non toxique (recettes Vision Picturale)
- Édition limitée, numérotée, certificat d'authenticité
- Atelier 1 Passage Dagorno, Paris 20e
- Délai 3 à 5 semaines · livraison France et international
Formats disponibles
- 30 × 40 cmÀ partir de 280€
- 40 × 50 cmÀ partir de 420€
- 50 × 70 cmÀ partir de 680€
- 70 × 100 cmÀ partir de 1180€
- Sur-mesureÀ partir de 1850€
Prix indicatifs — le tarif définitif dépend du procédé sélectionné, du support et de la finition.
Tirage contemporain d'après une œuvre du domaine public (CPI L.123-1, 70 ans post-mortem). Réinterprétation artisanale par les artisans tireurs Maison Picturale — il ne s'agit pas d'une épreuve originale du maître. Mention « d'après [Maître] » systématique sur le tirage et sur le certificat d'authenticité.



